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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

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L'insulte par excellence.

Du con en général.
 

Depuis que notre nouveau César a remis à l'honneur cette insulte sommaire, une multitude de réflexions sont venus peupler mes interrogations existentielles.


    Ainsi, le Con est-il revenu au premier plan du vocable excrémentiel. Mais ce Con est rarement seul, cette appellation exige un adjectif qui lui donne tout son relief et sa force. Plus même, l'adjectif fixe encore plus sûrement la psychologie de l'insultant qu'il ne détermine véritablement la nature exacte du Con susnommé.

    Nous pouvons constater qu'il existe des doublons jumeaux, des assemblages symétriques, des attelages indissociables sur le pilori de l'ignominie.

    Ainsi le Petit Con côtoie immanquablement son compagnon préféré, le grand Con. Tous les deux sont placés dans un registre où la sympathie domine. On les pense affables, on les croit sympathiques. Quoique ! Depuis peu, notre César d'opérette, roi des castagnettes et des claquements de doigts nous insiste à nous méfier de plus en plus du premier adjectif ; celui qu'il ne faut pas  prononcer en sa présence au rsique immédiat d'être à votre tour toiser.  Ce simple qualificatif explique sans aucun doute, ses rêves déments de grandeur.


    Il y a également un couple qui nous place sans ambiguïté d'un côté ou de l'autre d'une frontière temporelle avec laquelle nous ne pouvons pas grand chose : le jeune Con a le temps pour lui et son adversaire, son double obscur : le vieux Con, ne dispose plus que de cette expérience qui ne se partage jamais. Ces deux la sont toujours en opposition, on désigne généralement cette séparation lexicale par l'expression :
« Le conflit des générations »

    Puis arrivent les adjectifs autonomistes, ceux qui s'imposent tant à nos bouches haineuses qu'ils envoient aux oubliettes de l'anathème leurs antonymes habituels.

    Au premier rang d'entre eux, largement dominateur dans nos sociétés d'opulence,  s'impose à nous tous l'outrancier et diffamant Gros Con. Celui-là vous met immédiatement du mauvais côté de l'humanité, celui des porteurs de Rolex, des possédants insensibles, des décideurs sans cœur, comme des hooligans de nos stades de football. Le Gros Con  semble s'enorgueillir de cette désignation qui le place bien au dessus de tous les autres. Mais, comment interpeller les autres, si nombreux face à cette noblesse de la connerie ? Mince Con ne sonne ni à l'oreille ni à la métaphore.Maigre Con ne respire ni la santé ni la pétillance.
Le Gros Con est bien seul sur une planète qu'il compte bien l'exploiter jusqu'à la corne avant de tirer sa révérence dans un 4x4 rutilant.

    Un autre solitaire et c'est heureux, appartenant sans doute à la même catégorie socio-cultuelle (je m'interroge sur la dimension culturelle) que le précédent, plus pourri encore, si c'est possible, est cette exceptionnelle Sale Con qui paraît si décisif qu'il n'y a rien à ajouter. On n'envisage même pas l'existence de son contradicteur , le propre ou le net, l'immaculé ou le vierge !

    Enfin, vient celui que César a placé au pinacle de la déchéance. Notre Pauvre Con qui n'y peut mais. Car enfin, de quel métal faut-il être fait pour penser que la pauvreté est une tare. N'est-elle pas indispensable aux gens de son acabit, de son monde qui ne pense qu'à une chose : s'enrichir ! Ceci ne peut se réaliser qu'en laissant sur le carreau une multitude de confrères, de pauvres cons, de simples et honnêtes gens comme vous, comme moi.

    Voyez-vous, ce petit voyage en connerie nous a permis de mieux comprendre les rouages de cette mécanique de précision que constitue la belle insulte. La richesse de vocabulaire honore celui qui la maîtrise et nous ne pouvons que nous incliner devant notre maître à tous : Le Roi des Cons !

Connement vôtre.

je vous souhaite un bon dimanche


 

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C
<br /> Assurément de tous les sieurs que vous avez cités, je suis la seule à posséder cet organe que vous nommez "con".<br /> <br /> Cependant, à l'instar de la rhétorique en vogue actuellement, gentes damoiselles prétendent s'en battre les couilles.<br /> <br /> Ne croyez-vous pas que chacun(e) devant reprendre son chacun ou ses chacunes, nous devrions ici faire preuve d'écologie anatomique et demander aux un(e) et aux autres de bien vouloir traiter comme<br /> il se doit son son interlocuteur(rice).<br /> <br /> Ainsi faisons donc fleurir des :<br /> - p'tites couilles ou p'tite bite,<br /> - couilles vertes ( un peu de vert ne nuit pas non ?) et vieilles couilles,<br /> - un petit problème avec grosses couilles ou grosse bite, car dans ce cas l'incendié de service risque de se sentir flatté, avez-vous des idées ?<br /> - bite sale ou couilles sales, on imagine assez bien ( odeur en plus ?)<br /> - et enfin pauvre bite ou pauvres couilles...<br /> <br /> Bon, ma démonstration tombe en quenouille.<br /> <br /> Mais au moins j'aurais bien ri en écrivant ma bafouille<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Madame Circé.<br /> <br /> M'autorisez vous à mette en ligne ce texte fondamental, issu d'une de ces collaborations étranges que l'outil internet permet parfois. Voici, ce qui pourrait devenir la 201 ° chronique ovule.<br /> <br /> Merci de me donner ou non un feu vert, une langue verte, ou toute autre contribution de votre goût.<br /> <br /> BR<br /> mail : en-b.ringuet@noos.fr<br /> <br /> Amicalemnt<br /> <br /> <br /> Quand la baronne se fait cochonne !<br /> Élevons le débat …<br /> <br />     Profitons des vacances scolaires pour emprunter les voies escarpés de la langue verte, de la grossièreté distinguée et de l'insulte féministe. Une dame, au hasard d'un hyper-lien<br /> vagabond a lu et commenté un texte ancien : « Linsulte par excellence ». Il y est question d'une analyse sémantique de la plus belle contribution actuelle, de notre grand président, pour<br /> le lexique politique.<br /> <br />     Elle réagit vertement à l'appropriation indue du mâle pour ce « Con » qui semble faire sa fierté et sa distraction favorite. Voici ce commentaire « in sexto »<br /> que je ne saurais taire !<br /> <br />     « Assurément de tous les sieurs que vous avez cités, je suis la seule à posséder cet organe que vous nommez "con". Cependant, à l'instar de la rhétorique en vogue<br /> actuellement, gentes damoiselles prétendent s'en battre les couilles.<br /> <br />     Ne croyez-vous pas que chacun(e) devant reprendre son chacun ou ses chacunes, nous devrions ici faire preuve d'écologie anatomique et demander aux un(e) et aux autres de bien<br /> vouloir traiter comme il se doit  son interlocuteur(rice).<br /> <br />     Ainsi faisons donc fleurir des :<br />     - p'tites couilles ou p'tite bite,<br />     - couilles vertes ( un peu de vert ne nuit pas non ?) et vieilles couilles,<br />     - un petit problème avec grosses couilles ou grosse bite, car dans ce cas l'incendié de     service risque de se sentir flatté, avez-vous des idées ?<br />     - bite sale ou couilles sales, on imagine assez bien ( odeur en plus ?)<br />     - et enfin pauvre bite ou pauvres couilles...<br /> <br />     Bon, ma démonstration tombe en quenouille.  Mais au moins j'aurais bien ri en écrivant ma bafouille .<br /> <br />     Je répondis immédiatement à la magicienne des mots crus, me prenant sans doute pour son Ulysse de pacotille. Même si cette espérance est sans fondement, la pensée me fut<br /> douce.<br /> <br />     Je sens ce con qui se dépatouille à vouloir rétablir une équité de l'insulte.  La couille au milieu d'une bafouille pend comme une pauvre âme en peine. Le con acceuille la<br /> saillie avec délectation, fusse une saillie président-ciel mon mari !<br /> <br />     La couille s'ennuie et attend sa jumelle mais paradoxalement, à deux ont fait moins bien la paire dans le monde virulent du propos graveleux. Le con convient mieux aux petits<br /> morpions, rehaussés ou non de talonnettes, qui profitent de leur attachante caractéristique pour s'approprier durablement ce vocable charmant.<br /> <br />     Définitivement nous sommes attirés, pour l'outrance comme la jouissance verbale, par cette autre moitié qui s'esquive pourtant bien plus souvent qu'elle n'accepte la fusion. Ce<br /> con qui est toujours dans la bouche de bien de nos contemporains est une marque de frustration pour une bonne paire de c… qui ne peut vider sa bile en une douce caverne éponyme.<br /> <br />     Du côté de la gente féminine, la tristesse esthétique de ces bijoux en quête de famille n'est guère de nature à s'en délecter en public. La dame distinguée évite le mot et<br /> déplore la stupidité de ces damoiselles qui affirment qu'on leur casse des attributs qu'elles ne peuvent avoir que de façon très transitoire en un lieu que je m'interdit de nommer ici !<br /> <br />     Bien amicalement madame,  en espérant pouvoir établir un lien plus complice entre nos différents dérapages verbaux.<br /> <br />     Concouillement vôtre.<br /> <br /> <br />