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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

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La Rolex et le chronomètre !

Réflexions pestilentielles

Je le confesse bien humblement, je suis un indigent.


Je suis pas de ces gars là qui arborent dignement au poignet la preuve tangible et temporelle de leur réussite sociale. Pour marquer les heures de mon existence alors que la cinquantaine vient de sonner je ne dispose pas de ce bijou horloger qui marque les minutes et la vanité. Je suis un croquant !


Je ne me gausse pas non plus et ne parvient jamais à me hisser sur le moindre promontoire ni sur mes ergots et encore moins sur des talonnettes pour atteindre le coq de mon clocher et par la même occasion la pendule qui carillonnerait les temps forts de mon existence. Je suis un manant !


Mon existence est plate, terne, triste. Jamais je n'ai mis les pieds à Dysney land et ne compte pas y aller de si tôt. Je ne vogue pas non plus sur le fleuve de la renommée ni sur le moindre Yacht aux aubes boréales. Pourtant j'ai le permis fluvial et parvient parfois à accompagner le maître Jacques sur son fûtreau de Loire en hissant la grand voile pour remonter le fleuve royal.

Naviguer à contre courant est mon plus grand bonheur alors qu'il faudrait se laisser aller au fil de l'eau et des succès faciles. Je suis un forban !


Je ne connais aucun constructeur qui pourrait me bâtir un château en Espagne ou un palais étincelant. Si ma petite maison est blanche elle n'en a pas pour autant 35 salles de bain parce que je ne le peux pas. Je ne me construis que des châteaux de cartes qui s'effondrent à chaque défaite. La vie pour moi est un enfer bien loin de cet Élysée mythologique. Je suis plus à même d'être frappé ,

par la foudre, celle du ciel comme celles de nos autorités que par le coup de foudre pour une vedette du top 50, et des podiums de mode. Je suis un insignifiant !


Je n'ai au coup qu'un simple chronomètre accompagné d'un sifflet qui pourrait annoncer la fin de la partie ou siffler un hors jeu pour tous ces porteurs de Rolex indécentes, pour tous ces possédants impassibles devant la misère humaine, pour tous ces égoïstes qui ne pensent qu'à s'emplir les poches sur le dos des braves gens. Je suis un dénonçant.


Au rugby, lorsque la faute n'est pas sanctionnée, le châtiment est immanent. La régulation se fait en interne, elle vient de la base, de cette mêlée humaine qu'on semble ne pas considérer. La révolte commence à poindre, de ces territoires trop lointains pour être bernés et éblouis par la brillance des apparences fictives. Nos dirigeants vont subir le courroux de ce petit peuple qu'ils ont laissé sur le sable. Je suis un combattant.


Déjà le sablier a été retourné, il égraine les minutes qui précédent la révolte des humbles, de ceux qui en ont assez de tous  ces abus . Ceux de ces médecins de tous poils qui ont oublié leur serment ; ces hypocrites qui n'exercent que pour s'enrichir sur le dos du malade.  Ceux des actionnaires millionnaires dont le seul mérité est d'être nés possédants et qui poursuivre leur éternel enrichissement en exigeant licenciements ou délocalisations. Ceux des politiques des partis de gouvernement qui n'ont pas d'autre ambition que de disposer de la place pour leur seuls avantages personnels. Ceux des humbles et des malheureux qui se font complices de ces gens en leur confiant leurs voix sans que jamais ils ne portent les leurs. Je suis un réfutant. 

Bientôt les têtes tomberont et une nouvelle nuit du 4 août mettra à bas les privilèges et les privilégiés, les  exploiteurs et les agioteurs, les profiteurs et les magouilleurs et tous ces maudits  adorateurs de Rolex  ! Je suis un décapant.
 

Révolutionnairement vôtre.
BR

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C
<br /> Je flâne et divague sur votre blog.<br /> J'aurais aimé réagir à un billet : "Manifestations Unitaires.<br /> Mais ne pouvant le faire puisque ne voyant le nécessaire "Sésame", passage obligé  à l'ouverture d'une porte, je me permets de vous laisser ceci, écrit en novembre 2007.<br /> Je l'avais appelé " Galère...!?"<br /> <br /> " Galère...! ? "<br /> <br /> <br />               <br />                                  <br /> C'est un petit mot très en vogue en ce moment.<br />      <br /> De ceux qui naviguent allègrement de chaînes de télévisions en antennes de radios,  d'antennes de radios à la Une des journaux et même à l'affiche de gazette de moindre noblesse qui<br /> relaient complaisamment l'information.<br /> Un syndrôme inquiétant a envahi les "rédactions".<br /> <br /> Une épidémie de paralysie neuronale sévit, tant et si bien qu'un seul mot ne fuse de toute part : la Galère.<br /> Chaque jour, bégaiements après bégaiements, éructés tels une flatulence gastrique incurable, l'unanime et nauséabond borborygme est émis :<br /> La " Galère " qui devrait conduire les passagers à destination n'est plus à l'heure.<br /> Bien pire même, la Galère est à quai et les galériens refusent de ramer.<br /> <br /> Sans doute de l'antiquité jusqu'au XVIIème siècle, le problème n'eut point été de mise !<br /> " Pensez donc ! Ma commère...", enchainés aux rames de leur sensile, à moins que ce ne soit une birème ou une trière, nos galériens ne mouftaient pas .<br /> <br /> Simples outils ramant droit devant, au rythme du tambour de la garde chiourme, dûment fouettés " Hardi Petits " pour leur donner courage, assurément ce bon et vaillant temps<br /> n'existe plus.<br /> Et puis, rendez-vous compte, point de retard ou de "grève" à redouter.<br /> La seule place de grève connue de cette engeance honnie eût été celle où on eût tôt fait de les pendre haut et court, à moins que de subtiles tortures leur arrachant<br /> d'aimables beuglements ne soient venus adoucir l'ennui d'un tel contretemps.<br /> <br /> Par ailleurs, si par quelque déplaisante mésaventure la galère en vînt à naufrager, peu d'inconvénient à cette éventuelle vicissitude : Ils coulaient avec...<br /> Toute petite incommodité cependant, il fallait renouveler le cheptel. <br /> <br /> -" Ah, que de souvenirs de not' bon temps jadis, Ma Babillarde, j'en ai la larme à l'oeil..."<br /> -" C'est pas comme ces fripouilles, rien que des gredins j'vous dis...J'men va aller voir not' bon Saint Nicolas qu'a guéri les écrouelles...Vont voir ces arsouilles qui qui commandent<br /> !" <br /> <br />                                               <br /> ******<br /> <br /> De la caricature ? En êtes-vous sûr ?<br /> Dimanche dernier, oui, effectivement une aimable pochade nous a été servie en boucles.<br /> <br /> Quelques vieilles rombières emperlouzées, échappées de leur XVIème natal, ne connaissant du travail que le montant de leurs rentes et dividendes boursiers moissonnés sur le dos de véritables<br /> travailleurs, eux, ont défilé.<br /> Quelques emplumés issus de la même volière, voulant avoir fière allure, quoique tout aussi décrêpis qu'elles, les accompagnaient.<br /> <br /> Auraient elles voulu abolir la barrière de cette nouvelle classe de nantis que sont les cheminots ?<br /> S'encanailler aux côtés des traminots ?<br /> Se faire gentiment lutiner le bonbon par de dévoués machinistes ?<br /> Que Nenni !<br /> <br /> Nonobstant la peur d'attraper quelque rhume malencontreux ou fâcheux, elles ont donc enfilé leur vison .<br /> Mais pas celui de la messe des dimanches, non rassurez-vous.<br /> Pour cette occasion, celui du lundi était suffisant.<br /> <br /> Pensez donc, elles sont tellement fatiguées le lundi.<br /> Le week-end passé en compagnie de ce charmeur de Nicolas est tellement éreintant<br /> entre le champagne et le caviar, qu'il leur faut bien le lundi pour effacer les quelques outrages dûs à une fatigue incongrue.<br /> <br /> -" Oh, Mon Dieu qu'il est drôle...et tellement aimable avec ça, si vous saviez toutes les charmantes attentions qu'il a eu pour nous cet été, vous n'en reviendriez pas...<br /> Tout cet argent qu'il nous a encore fait gagner, quel as, vraiment...<br /> Et il a fallu que nous sacrifions un dimanche à ces scélérats !<br /> Ils vont voir ce qu'ils vont voir ! "<br /> <br /> Alors elles se sont mises à crier, cornaqués par leurs perroquets déplumés :<br /> -" Cheminots, au boulot ...!".<br /> -" Grévistes, fascistes..."<br /> -" Ras le bol, Stop la Grève..." <br /> <br /> Curieusement dans cet état totalitaire, comme chacun le sait, elles ne se sont pas retrouvées au goulag.<br /> Quelques cars sans doute affrêtés par leur royal suzerain les avaient amenées à bon port.<br /> Et obligeamment les caméras étaient là.<br /> <br /> Cependant, ces Clabaudage et Plastronnage médiatiques m'interpellent :<br /> <br /> Si les grèvistes sont des fascistes, à n'en pas douter elles et leurs homologues liquéfiés dans la stupidité la plus obscène sont inconstestablement dignes des plus grandes heures de notre<br /> histoire.<br />                   Du temps où Pétain et Vichy avaient force de loi !<br /> <br /> <br /> <br />
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B
<br /> Galère<br /> <br /> Retour à la marine en bois, que nenni !<br /> Voyage en langue de bois, ce n'est pas fort façon …<br /> <br /> Mise au pilori de ces "vieilles rombières emperlouzées, échappées de leur XVIème natal" certainement avec ce désir de ne plus jamais à voir à faire à cette engance qui tient à bout de bras notre<br /> bon Saint Nicolas, père fouettard des mécréants, des humbles et de ces salops de pauvres !<br /> <br /> Je n'aime pas les manifestations, je crains qu'elles soient devenues un formidable sujet de propagrande pour un pouvoir à la botte duquel sont tous nos médias.<br /> Avez-vous vu ces images tronquées, dévoyées presque qui rendent ridicules ceux qui n'ont que d'autres recours que la rue, les cris et la colère ?<br /> Avez-vous entendu ces interviews de ces pauvres gens en plein désarroi et que la caméra rapetisse, rabougrit, ridiculise encore et toujours … ?<br /> <br /> Ne plus répondre à un journaliste devrait être la devise du citoyen en colère, en galère qi se désespère.<br /> <br /> On ne montre qu'un colérique bafouillant, cherchant ses mots, malmenant la langue, vociférant. Il est hideux, transfiguré par une colère sincére, réelle, nécessaire mais absolument pas<br /> télévisuelle.<br /> <br /> En opposition, les élus du bon côté de la cognée sont calmes, un peu narquois, bien habillés et maîtrisent parfaitement l'outil. Ils accentuent ce contraste que la commande journalistique<br /> impose.<br /> <br /> Voilà pourquoi je n'aime pas ce qui se retourne toujours contre la sincérité.<br /> <br /> Merci.<br /> <br /> <br />
J
Moi non plus je n'ai pas de Rolex.<br /> J'ai juste une montre-gousset (comme celles de nos grands pères -le mien habitait le...Loiret) dont je rêvais. C'est ma Dulcinée qui me l'a offerte il y a dix ans.<br /> Et avec elles, (ma Dulcinée et ma montre) je n'ai pas du tout raté ma vie....<br /> <br /> jf.
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B
<br /> J'espère qu'il en est ainsi pour tous les pauvres cons privés de Rolex et surtout de l'orgueil d'en avoir une au poignet. Il faut réagir face aux possédants arrogants<br /> <br /> <br />