Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Publicité

Il devrait s'y brûler les ailes.

La dignité consisterait à disparaître

 

 

Il fut un brillant jeune homme à la trajectoire fulgurante. À tutoyer les Princes et le Monarque, le dandy se rêvait un destin national, brûlant les étapes comme s'il avait le feu au derrière. Sa réputation fila grand train, tel un feu de poudre, elle se répandit à travers tout le pays sans que rien ne puisse étouffer son immense ambition.

Quoiqu'il eût une vie privée qui sortait du cadre, par son courage et sa volonté de transparence, il réussit à couvrir les braises de ce qui aurait fait scandale en une autre époque. La tolérance dans ce pays ayant fait des pas de géants, les pyromanes de la médisance ne purent rien contre son ascension à la plus haute fonction gouvernementale. Contrairement à son mentor et modèle, il avait affiché ses préférences sans briser ses espoirs.

Fidèle représentant de cette caste politique, il avait tout pour gouverner à la manière de ses devanciers. Une méconnaissance abyssale du monde réel, un parcours loin du peuple, du travail et des difficultés de la vie quotidienne. À l'abri de tout, il constituait le pare-feu idéal afin que se perpétue la domination de la haute bourgeoise. Jeune homme de bonne famille à la figure avenante, il mettait le feu aux joues des demoiselles, leurrait les naïfs et les crédules, trompait les anciens. Le parfait parangon des admirateurs de son cher Freluquet, lui qui reprendrait certainement le flambeau sous le sobriquet de Foutriquet premier.

Tout cela était réglé comme du papier à musique, un merveilleux plan de carrière pour le digne successeur de son maître en tromperie jusqu'à ce qu'un grain de sable ne vienne noircir le tableau et ce paysage idyllique. Un petit couac qui loin d'être un feu de paille prit de l'ampleur, gagna de proche en proche tout le pays. D'une étincelle naquit un brasier qui aurait dû condamner au bûcher notre candidat putatif.

Mais c'est alors que survinrent les grands incendies de 2022. Dans le pays, devant la catastrophe, chacun de s'indigner déjà de l'indigence des moyens de lutte contre le feu. Le président dans son rôle habituel de boutefeu par la parole, relaya l'émotion générale en promettant l'achat massif de Canadairs. Chacun alors de se réjouir de cet indispensable achat.

Mais voilà que celui qui se prend pour le futur homme providentiel du pays, alors à la tête du gouvernement dut établir des arbitrages entre promesse du patron et réalité des querelles intestines des différents ministres. Les sommes engagées pour circonscrire le feu allaient mettre les différents cabinets en ébullition. Il faut surveiller les ministres comme le lait sur le feu et ne surtout pas les contrarier.

Dans pareil cas, d'un simple trait de plume, il est bien plus aisé de réduire en cendre une belle promesse plutôt que d'imposer des coupes rases dans cette forêt d'ambitions personnelles, de fonctions régaliennes et d'élus si peu soucieux de l'intérêt général. Les Canadairs prirent un coup dans l'aile et se retrouvèrent à l'état de lointaine illusion.

La suite, vous la connaissez tous. Le pays flambe dans maints territoires. C'est la panique à bord et la promesse des avions largueurs d'eau revient sur le tapis sans que celui qui se prétend encore candidat aux prochaines présidentielles ne vienne battre sa coulpe et avouer sa forfaiture. C'est lui le responsable et en bon politicien qui commet une bévue magistrale, il n'assume pas sa faute.

Pour monsieur Attal, l'indigne personnage, il n'y aurait qu'une issue pour sortir de cette faute caractérisée, de ce crime contre le pays, de cette absence totale de perspective pour la nation : il devrait dans l'instant se retirer de la vie politique, renoncer à ses ambitions et disparaître de la vie publique. Aucune alternative à cette faute inqualifiable n'est permise.

Hélas, dans ce pays, il en va tout autrement, et sans nulle honte aux joues, l’insignifiant et indigne foutriquet poursuivra son chemin dans ce cloaque de la politique française.

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Une seule décision peut tuer un homme politique... C'est le cas aujourd'hui d'Attal. Qui voterait pour lui après ça ?<br /> Ça me rappelle Mme le professeur et médecin, Agnès Buzyn, tuée dans l'oeuf à cause du stock insuffisant de masques. <br /> Qui a été remise en lumière par les medias, la très prévoyante Roselyne Bachelot qui en 2009 lors de la crise H1N1 avait commandé trop de masques et vivement critiquée. On a vu Roselyne triompher sur les plateaux télé lors de la pandémie. <br /> <br /> Hors sujet, votre capacité de jouer avec les mot met le feu à un simple billet qui parle du... Feu ! Vous m'etonnerez toujours.
Répondre
R
LH<br /> <br /> Partout ailleurs une telle faute vaudrait la mort politique du responsable mais en France, la dénégation vaut amnésie chez les électeurs qui sont capables d'avaler bien des couleuvres venant de ces langues de vipère. <br /> <br /> Il y a de quoi mettre en doute lé démocratie dans ce pays puisqu'on ne sanctionne jamais un élu félon <br /> <br /> Tibéry en est la plus parfaite illustration