Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.
25 Août 2026
Et pompe à fric.
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Qui n'a jamais eu affaire à un grand concessionnaire automobile ne sait pas qu'il met sa bourse en danger quand il doit recourir à ses services. Tout autant que sa patience avec les très nombreux appels d'évaluation d'un service qui pourtant laisse à désirer. C'est bien pourtant l'aventure qui mit à mal mes économies tout en provoquant colère et exaspération devant les agissements de ces garages surdimensionnés.
Il est permis de se douter que l'apparat et le clinquant qui règnent côté vitrine doivent bien se payer quelque part. Vous entrez dans une ruche dans laquelle ne cessent d'aller et venir des abeilles butineuses qui semblent ne jamais travailler. L'attente est la première règle en cet espace aseptisé tandis que le client se demande bien à quelle sauce il sera mangé.
Bien sûr, il en va tout autrement si vous venez avec l'intention d'acheter un véhicule. Il est fort probable que tout sera mis en œuvre pour satisfaire le client au mieux tandis que le malheureux qui connaît un ennui mécanique, aura bien plus de mal à trouver considération. Car, il y a deux faces en ces maisons, celle toute rutilante de l'exposition et de la vente et l'autre qui sent la graisse et le pétrole du garage mécanique.
Pourtant, c'est dans le premier espace qu'il convient de patienter pour savoir à quelle sauce votre budget sera grévé. Ils n’y vont du reste pas par le dos de la cuillère puisque la réparation suppose quelques préalables qui ne sont pas gratuits. Le diagnostic s'impose avant de savoir où mettre les mains, il exige des techniciens hautement qualifiés dont l'intervention sera facturée 169 euros pour mettre en branle une valise bourrée d'informatique et de quelques consultations humaines le cas échéant.
Fort de ce délestage obligatoire, l'automobiliste en rade devra ensuite valider un devis dont l'ampleur laisse pantois celui qui habituellement se contente des merveilleux services de son garagiste de quartier. Non seulement la somme interpelle mais plus encore, comme chez les médecins qu'ils soient spécialistes ou généralistes, le délai pour obtenir une intervention vous condamne au triste statut de piéton.
Il vous faudra donc revenir pour satisfaire à la gourmandise de ces bandits de grands chemins qui prendront la précaution de laver votre voiture comme jadis, le coiffeur qui imposait le shampoing avant de se mettre à vous ratiboiser. C'est du reste ce qui vous attend en ce lieu, côté réception au terme de l'opération complexe qui attend votre auto.
Comme mon véhicule vient justement de Corée, je n'en crois pas mes yeux quand je lis le montant d'une intervention qui curieusement est survenue juste après la limite de validité de la garantie à double disposition : 7 ans et moins de 150 000 km. J'étais le dindon de la face avec un véhicule de 6 ans d'âge mais 151 000 km.
Coïncidence, six mois plus tard, il me fallut revenir pour un problème analogue : « encore une fuite d'huile » mais qui d'après le diagnostic maison n'avait aucune relation avec la première panne. Deux modestes joints sont cette fois en cause qui permettent à ce concessionnaire de faire largement le joint pour enrichir sa besace d'autant qu'alors on me précise qu'il faut changer les injecteurs. Une chaîne sans fin de réparations, cette fois démentie par mon garagiste indépendant.
Avec KIA, l'Asie se révèle au monde (sic) et je l'apprends à mes dépens tout autant à grosses dépenses. Si la voiture est fiable, son service après-vente et sa maintenance sont particulièrement gourmands et provoquent un courroux que je ne puis garder de par devers moi. J'ai payé pour l'apprendre et m'offre le plaisir gratuit de ce récit vengeur.
Qui s'est fait rouler le nez dans la farine avec une fuite d'huile et d'une réparation onéreuse qui génère une réplique six mois plus tard peut bien faire couler un peu d'encre en guise de dédommagement ou de consolation. À moins que la maison KIA ne daigne me consentir des excuses et quelques petits dédommagements. Il est toujours permis de rêver.
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