Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.
24 Juillet 2026
L'arrosage automatique.
Les pratiques agro-alimentaires font fi de l'environnement, plus personne n'en doute à commencer par le citoyen qui observe avec effarement à quel point une partie de ses représentants politiques sont bien plus sensibles aux pressions d'un syndicalisme agricole écocidaire qu'aux sirènes d'alerte de la crise environnementale.
C'est à croire que ces dignes représentants de la frange la plus réactionnaire du corps électoral ont du plomb dans l'aile pour ne pas ouvrir les yeux sur le monde réel. Seuls leurs soucis de se faire réélire en flattant les pollueurs, les climato-sceptiques, les enragés du capitalisme, les incrédules de tous poils et les égoïstes qui ne veulent rien changer à leur mode de vie suffit à leur honneur d'élus de la République.
Ils sacrifient l'intérêt général au profit des bassesses habituelles qui permettent de ménager la chèvre et le chou, sans faire de vague du côté de la majorité bien-pensante. L'essentiel ne réside pas dans un projet et des perspectives acceptables pour les générations futures mais dans le maintien de leurs privilèges minables et leur réélection assurée. Et si par hasard, quelques subsides ou des belles enveloppes passaient sous la table, ils n'iraient pas cracher dessus quitte à porter leurs voix pour les plus abjectes des lois.
Chez eux, le Vert est dans l'usufruit tandis que la nature doit se plier à un système économique qui a démontré à plaisir son immense nocivité au point de rendre bientôt la planète inhabitable y compris pour l'espèce humaine qui s'est fait un devoir d'éliminer tous les autres locataires de la Terre.
Dans ce contexte, être député c'est faire le choix du pire pour ne rien changer tout en flattant les plus grands amis de la nature que sont les représentants de la FNSEA, ce groupuscule de crypto-terroristes prônant la production outrancière au détriment de la santé. La Loi Duplomb est à ce titre la plus parfaite illustration de la vassalité de nos responsables au profit d'un courant suicidaire mais ô combien bénéficiaire à courte vue.
Pour les élus qui signent ainsi l'arrêt de mort des abeilles et à plus long terme, celui des derniers habitants de cette planète, il serait bon de leur rappeler à quel point ils font allégeance à ce qui se fait de plus effroyable en matière de gestion de la nature. Il est vrai qu'avec leurs méthodes de voyous, ces prétendus gardiens de la terre sont capables d'agir en toute impunité pour imposer leurs vues.
Nous savons que penser de cette clique qui dicte sa volonté à des élus dont la vassalité à ce courant de pensée démontre à quel point la corruption, la stupidité, le déni de la catastrophe environnementale, la cupidité et le manque de courage sont les caractéristiques d'une représentation nationale réactionnaire, honteuse qui n'a de cesse d'insulter l'avenir dans nombre de domaines. La dette abyssale que nous avons léguée à nos héritiers, s'il en demeure encore est à ce titre la plus parfaite illustration de leur suicidaire comportement.
Messieurs et mesdames les représentants de la nation, vous avez choisi de suivre les exigences de ce courant de pensée agricole. Grand bien vous fasse, vous n'aurez sans doute pas de compte à rendre devant les générations futures puisque votre vote élimine cette hypothèse. Vous n'avez d'autre dessein que de préserver un présent mortifère en niant la perspective d'un avenir viable.
Prenez donc la peine de relire une fois encore le discours du chef amérindien Seatle en 1854. Il serait tenu dans l'hémicycle aujourd'hui que vous ne lui prêteriez aucune attention tant vous avez la conviction d'être sur la bonne voie, celle qui mène au cataclysme final.