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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

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Du bleu à l'âme

Il ne faut pas tout voir en noir…

 

 

Nicolas de Staël

Maintenant que le rêve d'une troisième étoile s'est envolé avec l'illusoire retour de la grande fraternité de la France Black Blanc Beur de 1998, les critiques tombent sur les hommes de Didier Deschamps avec leur faute la plus lourde : « Ils ne sont pas représentatifs de la population nationale. C'est ainsi que chacun y va de son couplet en fonction de ses penchants idéologiques, les uns dénoncent cette équipe trop colorée, d'autres se plaignent de l'hégémonie des grandes villes, certains déplorent les signes religieux et de plus rares se félicitent de cette nouvelle France. »

Évoquer ce sujet, c'est inévitablement prendre le risque d'être taxé de racisme, xénophobie ou d'avoir un esprit rétrograde. Il est fort délicat de parvenir à faire entendre une voix nuancée alors qu'elle fonde son raisonnement sur des critères observables. Commençons donc par l'équipe d'Espagne qui a triomphé logiquement des bleus par sa technique collective et sa représentation ethnique conforme à ce qu'est cette nation. C'est alors l'occasion de dénoncer les critères de sélection qui prévalent en France, fondés sur le physique. Il suffit de se rappeler la carrière d'Antoine Griezmann qui trouva dans ce pays une place pour un gabarit qui ne correspondait pas aux canons de détection de la FFF.

Nicolas de Staël

Il y a un autre déséquilibre qui interroge sur cette pyramide nationale qui ne place à son sommet que des gamins issus des grandes banlieues. Si du point de vue numérique, leur domination semble normale il n'en demeure pas moins qu'il y a une disproportion manifeste qui semble ne pas laisser de place aux enfants issus de la province profonde, où l'on joue au foot il me semble.

C'est alors qu'on peut s'interroger sur ce qui met en action ces gamins pour consentir tant de sacrifices pour une hypothétique réussite au plus haut niveau. On peut supposer que nombre d'entre eux sont issus de milieux défavorisés ce qui justifie leur motivation dans ce qui constitue pour certains leur seul espoir de promotion sociale. Cette explication n'est pas en faveur de notre politique d'intégration puisque l'école n'est pas pour eux une perspective sérieuse.

Autre explication qui va faire polémique dans les clubs de football, la discrimination finit par jouer dans l'autre sens, surtout dans les cités. Le phénomène majoritaire joue en faveur des enfants issus de l'immigration ce qui rend difficile l'intégration de petits blancs qui ont souvent des vitesses de croissance inférieures à leurs camarades. De là arrivent des mises à l'écart combinées au sentiment de n'être pas à sa place. Ce phénomène pousse nombre d'enfants issus de parents européens à se tourner vers d'autres sports.

À contrario, cette possibilité de choisir d'autres disciplines que le football n'est pas toujours offerte aux enfants de l'immigration. Les coûts d'inscription ou de matériel sont plus élevés qu'au football qui demeure par essence très populaire même s'il met en place, bien malgré lui un déséquilibre sociologique qui finit par lui être reproché avec la composition de l'Équipe de France.

Nicolas de Staël

Fort de ces éléments, il est normal que l'élite soit constituée de gamins majoritairement issus de l'immigration, de milieux défavorisés, ayant privilégié le sport au détriment des études et étant tombés très rapidement sous la coupe de personnages qui leur ont gonflé la tête avec des promesses de fortune.

Pas surprenant alors qu'ils ne constituent en rien des modèles acceptables chez ceux qui justement sont responsables de l'état de la France, d'une forme de sous culture de ghetto qui ne permet pas de mettre sous les projecteurs des individus de culture classique, au langage élaboré et aux tenues sobres. Cette équipe n'est que le reflet d'une France à de multiples vitesses dont la classe dirigeante, si elle se presse dans les tribunes lors des grands rendez-vous, ne mettra jamais ses enfants sur une pelouse de football.

Ainsi, ceux qui hurlent ou qui dénoncent sont parmi les responsables de cet état de fait qui ne permet pas toujours de se reconnaître dans une équipe qui n'est pas le reflet de toute la diversité nationale. Il est permis de le constater sans qu'il faille stigmatiser les acteurs de cet état de fait.

Tableaux de Nicolas de Staël

Nicolas de Staël

 

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