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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

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À tire d'ailes…

L'écologie est sur de bons rails.

 

Madame la ministre de l'écologie à moins que ce ne soit de l'environnement ou mieux encore du développement durable, qu'importe l'étiquette pourvu que l'ivresse du pouvoir lui monte à la tête, se trouvait benoîtement en déplacement en Province. Vous savez, l'un de ces territoires que l'on dit profond sous le prétexte fallacieux qu'on n'y est ravitaillé par les corbeaux.

En l'occurrence, notre chère Catalogne recevait en grande pompe (à chaleur sans aucun doute) la récipiendaire de la fonction en pleine canicule. Il se peut que cet aspect des choses explique la petite saute d'humeur de madame Monique Barbut qui devait se raser grave auprès de ces ploucs à l'accent chatoyant.

Cette dame au titre exact long comme une journée sous un soleil de plomb, Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature du gouvernement Lecornu II, avait auparavant été présidente du fond mondial pour la nature : WWF- France. Ajoutons qu'elle fut également secrétaire exécutive des Nations Unis sur la désertification, excusez du peu…

À la lecture de son chemin de vie, la grande dame semble aimer les voyages pourvu qu'ils se déroulent dans les meilleures conditions. Elle a aussi pris l'habitude des dîners d'apparat, des grandes réceptions et des traitements de faveur. Certains esprits mal tournés prétendront que c'est en totale contradiction avec sa supposée mission, mais ceux-là doivent être assez naïfs pour penser qu'il doit y avoir de la cohérence dans l'action politique.

Ainsi donc, sans transition, nous allons nous pencher sur son séjour mené tambour battant à Perpignan. La dame devait avoir des soucis personnels puisqu'elle s'y montra de fort mauvaise humeur, bâclant des rendez-vous qui la laissèrent tant sur sa faim qu'elle crut bon se régénérer moralement en commandant un somptueux en-cas chez un traiteur de luxe, au frais de la princesse, ça va de soi. Comme le dit souvent son cher premier ministre qui en sait quelque chose à ce propos : « Le diable est dans les détails ! ».

L'estomac plombé par ce supplément en dépit d'un programme particulièrement allégé par cette mégère indigne, la pauvre femme en mal de digestion, songea que son retour en TGV risquait fort de lui causer des tracas gastriques. On peut admirer une conscience professionnelle qui la pousse à toujours être dans les meilleures dispositions pour remplir sa noble mission.

Forte de cette précaution qui l'honore, en dépit de ce que pourraient penser les contribuables, elle préféra rentrer à Paris par la voie des airs. Le souci d'être au plus vite dans son ministère pour régler l'épineux problème de la canicule explique sans aucun doute cette mesure d'exception qui fit les gorges chaudes des médias hostiles à ce gouvernement de mission.

Certains journalistes poussèrent même l'indignité à contacter le ministère pour avoir des éclaircissements à propos de ce volte-face (vol pour sauver la face). C'est ainsi qu'ils entendirent une explication glaçante qui refroidit d'un coup leur croyance en la sincérité des gens qui nous gouvernent dans l'intérêt général.

En prenant le train sur un service public en déshérence, la « serviteuse » de l'État Jacobin s'épargnait le péril de mettre en danger sa noble personne dans des wagons surchauffés dont la climatisation défectueuse est tout juste bonne à l'usager moyen, cochon payant de surcroît.

Ainsi donc ce pic de chaleur nous donnait l'occasion de constater un sommet d'hypocrisie et de mépris comme seule la Macronie en marche forcée est capable de nous sortir du chapeau. Sous d'autres latitudes, sous un autre régime, madame Barbut aurait été priée d'aller voir ailleurs, de quitter sa fonction sous les quolibets des citoyens. En France, ceci passe comme une lettre à la poste, pourvu qu'elle emprunte l'aéropostale.

 

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L
À sa place, et par cette canicule, j'aurais moi aussi parjuré et pris l'avion, malgré ma phobie de tout ce qui vole et de tous les vacanciers...
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R
LH<br /> <br /> Quand on est en fonction, le confort personnel passe toujours derrière les symboles et les messages ...<br /> <br /> Pas chez elle et c'est dommage