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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

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La pintade, le dindon, le coq et la pendule.

 

Une pintade prétendit un jour

Que ce dindon ferait son affaire

Faute de pouvoir la satisfaire

La protègera dans la basse-cour

Rassurée par ce plaisant compagnon

La dame se sentit pousser des ailes

Il lui rendit confiance en elle

Même si elle l'eut voulu plus mignon

Forte de sa présence tutélaire

Elle retrouva grande inspiration

Pondit des œufs de belle composition

Le vent en poupe, l'allure altière

Dindon apprécia fort sa compagnie

Qui le changeait des dindes et des oies

Pensant qu'il allait devenir le roi

Chez toutes les volailles du pays

Quand soudain, un coq, fort bien emplumé

Avança sur la pointe des ergots

Pour déloger son rival tout de go

Devant la pondeuse toute pâmée

L'autre, de la farce fut le dindon

Le jau, remonté comme une pendule

Coqueriqua, que c'est ridicule

Dans les coulisses d'un douillet salon

Coq et pintade laissèrent choir

Celui qui les mit en relation

Pour comble de la provocation

Tous deux le boutèrent de son perchoir

La volaille d'une plume rebelle

Fit grand étalage de l'incident

Démontrant ainsi à tous les résidents

Qu'elle suivait l'exemple de Jézabel

Quant à dindon, retrouvant la raison

Comprenant qu'il avait été leurré

Coucha cette histoire sur le papier

Dans une fable aux allures d'oraison

Monsieur le prétendant, cessez de me détruire :
Faites, si vous pouvez, votre cour sans me nuire.
Le mal se rend chez vous au quadruple du bien.
Un daubeur aura son tour, fut-il vitalien

 

 

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