Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.
16 Mars 2026
Une immense sérénité.
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Ils sont nombreux ses amoureux fous de la Loire à tendre chaque jour leurs objectifs pour surprendre la grande dame en majesté. Les uns ont une passion folle pour la faune et nombreux sont parmi ceux-là qui traquent paisiblement nos merveilleux oiseaux. Les citer tous serait impossible, ils nous enchantent de clichés toujours renouvelés. Il y en a d'autres qui ont une préférence pour le Castor, cette vedette incontestée de la place qui doit le savoir puisqu'il aime à se montrer fort discret. Je pense notamment à Julien Cortes qui a même tissé des liens de confiance avec nos charmants rongeurs.
Il y a les photographes au pied marin qui n'ont de cesse de naviguer ou de surprendre les mariniers. L'alliance de la rivière et des bateaux donne parfois des clichés saisissants, semblant sortir d'un passé lointain pour restituer l'activité d'autrefois sur la rivière. Il en est même qui pilotent d'une main et photographient de l'autre, au risque de commettre parfois quelques imprudences pour obtenir un cliché sensationnel.
Il y a encore les photographes de l'instant qui tentent discrètement de saisir ce lien unique qui unit les ligériens à leur rivière sans interférer à l'intimité de ceux qu'ils surprennent ainsi. Nous découvrons parfois des scènes romantiques ou drolatiques, intimes ou émouvantes avec toujours en toile de fond une Loire qui a su provoquer cet instant.
Il y a surtout les rois du soleil. Qu'il soit levant ou bien couchant, l'astre solaire semble célébrer des noces de lumière avec la Loire et son ciel. Ceux-là nous offrent des explosions de couleurs, des moments rares qui émeuvent et nous confirment que nous disposons là d'un des plus beaux cadres que la nature puisse nous proposer.
Il faut leur ajouter tous ces occasionnels qui soudainement, à l'apparition d'un phénomène rare ou d'une scène pittoresque, dégaine leur téléphone pour figer l'instant et en faire profiter les réseaux sociaux, inondés de clichés. Parfois, il se trouve des perles dans cette débauche de pixels qui engorge les datas.
Puis il y a une vagabonde de Loire qui aime se lever très tôt pour parcourir discrètement son petit coin de rivière. Elle n'hésite pas non plus à attendre la bascule du soir pour de nouveau transformer son univers en tableau de maître. Elle nous fait alors cadeau de rares clichés, toujours merveilleusement cadrés, soigneusement construits, qu'elle laisse ainsi à l'admiration de ses amis.
Il m'arrive souvent de lui « voler » ces merveilles pour illustrer un récit, pour alimenter les petites vidéos que j'enregistre pour accompagner un conte ou une faribole. Elle accepte toujours sans difficulté cet emprunt. Aujourd'hui, il me vient l'envie de la remercier d'être ainsi, un regard énamouré pour cette passion commune que nous servons de manières fort différentes.
Que seraient mes mots sans les quelques clichés que j'emprunte aux uns et aux autres. Je peux citer Patrick Loiseau, Christian Beaudin, Vincent Dressens, Philippe Ylan, Julen Cortes, Christian Boucher, Jean-François Souchard, Olivier Parcolet, Gérard Dussoubs pour n'en citer que quelques-uns et prendre le risque certain de contrarier tous les autres.
Mais je garde pour la bonne bouche si j'ose dire, Sylvie Revert qui fut à l'origine de ce texte simplement pour mettre en évidence un de ses clichés qui m'a particulièrement touché. Il illustre ce billet qui se veut à la gloire de tous ses regards tournés vers la Loire tout en symbolisant merveilleusement cette sérénité, cette paix intérieure, cette magnificence que nous cherchons tous à faire partager à nos amis connus ou inconnus.
Sylvie Revert a ici touché pour moi le sublime que recèle parfois ce décor à nul autre pareil quand les conditions climatiques et la lumière se mettent au diapason pour que nous n'ayons de cesse de nous extasier d'un tel spectacle. Merci à elle et à tous les autres photographes de Loire.
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