Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.
3 Janvier 2015
Au large de la Sicile
La chanson
Que tous les gens de mer et rivière
Se souviennent des exilés de l'enfer
Pauvres gens abandonnés au destin
Entassés sur des vieux rafiots malsains
Leur première aventure marine
Les conduira bien vite à la ruine
Au bout de ce terrible voyage
La peur, la honte ou le naufrage …
Des bateaux sans aucune confiance
Des épaves laissée là en partance
Promettent des périples bien trompeurs
Pour qui n'est pas navigateur
*
Des marchands de rêves et de beaux songes
Leur ont vendu cet affreux mensonge
Partir pour changer de destinée
Survivre et pouvoir espérer
Des pirates les jettent à la mer
Début d'une affreuse galère
Ces hommes au bout de leur chemin
Espèrent qu'on leur tende une main
Les premières victimes, des enfants
Expirent dans les bras de leurs mamans
Les plus faibles finiront la route
Agonisant au fond de la soute
Les survivants affamés et meurtris
Verront surgir les gardes d'Italie
Pensant échapper à leur triste sort
S'arrêteront dans le premier port
Ils reviendront sans ménagement
Vers le pays de leur embarquement
Ces malheureux marins du désespoir
Dont jamais nous chanterons la gloire
C'est au large de la belle Sicile
Que la pauvre humanité vacille
La mer vaste tombeau silencieux
Pour tous ces peuples miséreux
Que tous les gens de rivière et de mer
Tendent la main aux exilés si amers
Pauvres gens trahis par des gredins
Quand sombre leur nouveau destin
La chanson
Le groupe LaBouSol a chanté deux fois en public ce texte inspiré du livre Eldorado
et du drame qui se passe au large de la Sicile.
Les musiciens ont semble-t-il, renoncé à ce thème ; trop noir sans doute.
Je le déplore profondément car je crois que la chanson n’est pas réservée
qu’aux histoires futiles et aux textes légers.
J’espère que l’actualité du moment leur fera admettre que ce sujet aussi
peut être abordé pour que le public prenne conscience de ce drame.