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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La raie ne passe pas

La Comète a perdu sa queue…

 

 

 

L'Aréna, ce monstre délirant qui mettra durablement dans le rouge les finances de la Métropole orléanaise va ouvrir ses portes de manière tonitruante. Un véritable feu d'artifice à moins qu'il ne faille écrire : artifesse, tant la communication et la programmation ont voulu mettre l'accent sur la face cachée de cette formidable aventure.

Non contents de nous avoir dépouillé, privant ou réduisant de financement les associations pour couvrir les dépenses somptuaires de ce projet qui n'en finissait pas de dépasser les bornes, la couverture a fini par tomber le masque pour laisser entrevoir la Raie Na ! Une affiche en guise de torche cul, une provocation insultante pour les contribuables qui ont compris que tout cela n'est qu'une farce qui démontre que nos élus s'assoient sur la morale et la rigueur budgétaire.

Au risque de passer pour un petit trou du cul, je ne digère pas cette affiche bien au-delà de cette vedette internationale sur le retour, sans doute pas pour déclarer ses revenus en France malgré les couleurs cocardières qui ne cachent pas l'essentiel. Autant le dire, trois fois plutôt qu'une et sans qu'il fût nécessaire que j'articule, c'est totalement ridicule et j'ai le sentiment que cette communication n'a d'autre but que de nous expliquer combien ils nous enfument.

Il est clair que nos brillants responsables n'ont même pas songé aux répercutions (comment écrire ce mot : raie percussion peut-être avec roulement de tambour et effets sonores et lumineux pour se fiche totalement de notre gueule). Ils ont confié le bel établissement flambant neuf à un tourneur qui propose les mêmes artistes : Polnareff puis Sardou à Marseille. Une autre façon de dépenser un peu plus.

Sans pudibonderie aucune, ces trois culs me pètent à la figure, m'envoient un message subliminal qui ne passe pas. Ce projet pharaonique qui nous a mis à poil, exigeait certainement d'exprimer par l'image la triste réalité économique qu'il a engendré. Reconnaître ainsi de manière éclatante l'état de nos finances locale est certes courageux et d'une parfaite honnêteté mais nous attendions que ce soit l'échevin qui se mettent ainsi à nu pour confesser une faute qu'il fut contraint d'endosser.

Tourner le dos à la réalité, confier à monsieur Polnareff le seul message qui vaille pour remplir l'immense salle qui recevra dix mille culs pour bien plus d'écus, est indigne de la Société Johannique. Imaginez un peu les clichés de Jehanne et son grand défilé passant devant cette affiche de la honte. La pauvrette risque le malaise sur sa selle et ne plus se sentir bien dans son assiette.

Le but ultime est peut-être de faire couler beaucoup d'encre afin de mettre en lumière la merveilleuse cité. Faut-il rappeler aux responsables de cette communication quelque peu cavalière que ce n'est pas l'encre qu'il convient d'espérer de ces trois glorieux séants ? À moins que nos joyeux démocrates n'espèrent ainsi démasquer leurs véritables opposants, afin une fois encore, de leur mettre des bâtons dans les roues ou pire ailleurs. Devra-t-on leur préciser que ce n'est pas là que l'on se couvre d'un masque ?

Est-ce enfin pour attendre un miracle de nos impôts locaux, soucieux de trouver de nouvelles ressources ? Ils attendent un miracle, la multiplication des pots pour recevoir les offrandes des trois avatars de ce contribuable incertain. Nous ne pouvons au final que nous réjouir de tout cela. Orléans, ville d'Art et de cul-ture, jamais le slogan n'aura été exprimé de façon aussi pétaradante.

À contre-cul.

 

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