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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La moutarde me monte au nez

Le condiment de la honte.

 

 

 

Une nouvelle crise a chassé les rouleaux de papier hygiénique du centre commercial de nos préoccupations pour les remplacer par les pots de moutarde. Du rouleau au pot, il n'y a en somme qu'une relation de cause à effet que les économistes distingués ne manqueront pas de souligner. Je ne souhaite pas m'aventurer sur le terrain sémantique, il serait glissant … et mal odorant.

N'empêche, la moutarde, qu'elle fut de Dijon ou bien d'Orléans, à défaut de transit intestinal, s'offre le luxe d'un détour en Ukraine avant que de revenir dans les rayons de nos hyper-marchés. C'est toute la logique d'un système qui n'est jamais regardant aux transports à moins qu'il y ait d'autres entourloupes moins glorieuses pour justifier une pénurie pécuniairement juteuse.

Pimenter nos existences c'est se jouer de la fourchette des prix en prenant appui des spéculations réalisées honteusement par des pique-assiettes sans moral. À la louche, les fonds d'investissement qui joue sur la hausse des prix de la moutarde se gavent tandis que le quidam doit renoncer à son petit plaisir gustatif. Les tenants du vous parleront ainsi de la loi du marché quand j'y vois l'expression d'un système sans foi ni loi.

Rassurez-vous, ceux qui vous font actuellement le coup de toutes les pénuries possibles, évoquant une guerre qui est si favorable aux bonnes affaires, sont dans les allées du pouvoir. Ils appartiennent à cette caste qui s'enrichit toujours plus sur le dos et maintenant le ventre de la population mondiale. Affamer la Planète ne leur fera pas peur, l'essentiel étant de réaliser des bénéfices juteux.

Certains pourront même vous affirmer le plus sérieusement du monde que les modèles économiques se régulent, que le marché fixe des tendances, que les prix dépendent de la conjoncture, que le consommateur exercera son pouvoir de sélection, que les équilibres finiront par triompher et d'autres sornettes qui justifient des comportements de bandits.

Le système néo-libéral est un poison infâme, une mécanique mortifère qui se fonde sur la loi du plus riche et l'iniquité et l'injustice. L'argent seul mène le bal, aucune raison sérieuse ne peut justifier la flambée des prix actuelle si ce n'est la volonté des requins de s'en mettre toujours plus dans la gueule avec la bienveillance complicité des pouvoirs en place.

L'abjection est à son comble quand on apprend que dans un centre commercial en Ukraine, il est possible de trouver de la moutarde sans aucune difficulté si ce n'est le risque de prendre un missile sur le coin du nez. Curieux télescopage de l'actualité, effroyable réalité pour ces pauvres gens qui se meurt dans l'antre même de ce temple commercial qui justifie au final toutes les atrocités commises sur la Planète.

Ce bombardement pousse au paroxysme la guerre qui est menée, non en Ukraine mais sur toute la Terre entre une petite proportion de décideurs, de spéculateurs, de financiers, de canailles, de salopards plein aux as et le reste de la population qu'il faut mener par le bout du nez. Il n'y a aucune logique dans ce qui se déroule actuellement, seulement la course ahurissante aux profits pour les maîtres d'un monde qui court à sa perte.

Si la moutarde vous monte au nez, ce serait véritablement l'occasion de balayer une bonne foi pour toute le pire système économique qui soit, la plus monstrueuse classe politique mondiale que la Planète n'ait jamais porté. Ces gens savent qu'ils nous conduisent dans le vide mais en entendant, ils entendent encore et encore accumuler des richesses sur le dos de tous. Pendant ce temps au G7 nos dirigeants sauvent le climat en hélicoptères tandis que leurs épouses, qui n'ont rien à faire là-bas, se distraient sans compter. Ils se moquent de vous et vous continuer de leur accorder votre confiance, c'est véritablement incompréhensible.

À contre-temps.

 

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