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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Hubert et ses boules…

Ça lui en touche une sans bouger l'autre…

 

 

 

Avec le Grand Méprisant de la Raie Publique, il n'est pas aisé de prendre de la hauteur. Notre bon Freluquet aime à tutoyer la vulgarité et le sordide afin de donner l'illusion au bon peuple qu'il sait parfois se mettre à son niveau. Non seulement l'exercice est offensant mais qui plus est, il atteste d'une conception du pouvoir qui me laisse sans voix.

 

S'il est pris la main dans le pot de confiture de ses innombrables turpitudes, notre jeune premier s'offre une saillie qui horrifierait Yvonne et Charles si ces deux-là étaient encore parmi nous. Avec lui, le graveleux est toujours possible, manière de nous démontrer ce qu'il fait de la dignité de la fonction.

 

Le plus incroyable dans ces dérapages verbaux c'est qu'ils ne déclenchent pas la tempête. Il semble désormais acquis que de tels propos puissent sortir de la bouche du chef de l'état, celui qui est censé porter haut la parole de la nation. Nous devinons à quel niveau se situe le propos, un souci qui s'explique sans doute sur les rumeurs qui se répandent insidieusement sur ses pratiques personnelles.

 

En avoir ou pas est devenu une préoccupation pour ce personnage qui doit affirmer sa virilité par une langue de charretier afin d'attester qu'il en a ! La belle affaire que voilà pour celui qui se mit en marche pour prendre son pied, confiant sa garde personnelle à un dépositaire de passe-porc en guise de certificat de compétence.

 

Cette fois, au cœur d'un scandale d'État, la seule réplique qui vaille pour éteindre l'incendie est une tirade attribuée au Grand Jacques, dont personne n'aurait songé à douter de sa virilité. Dans la bouche du petit poudré, le propos dérange d'autant plus qu'il s'accapare une citation qui n'a jamais été attestée. C'est du pastiche sans glaçon pour oublier la canicule et le feu qu'il a au train.

 

Que cet individu soit pour le moins un mal embouché sans préjuger du reste n'est au demeurant guère surprenant ! Ce qui me semble totalement inacceptable réside dans l'indifférence ou la complaisance de ces chers godillots qui continuent d'avaler sans broncher de tels dérapages verbaux. Continuant de soutenir celui qui par ses actions démontrent régulièrement qu'il se place véritablement au service d'intérêts supérieurs, qu'il se couche complaisamment devant les lobbys, qu'il favorise les puissants contre le peuple, les élus de la misérable majorité relative se font les complices d'une forfaiture, d'un coup d'État permanent mettant en miette nos droits et notre République.

 

C'est à eux que j'en appelle. Qu'ils cessent de se ridiculiser en votant les lois de la honte, en défendant l'indéfendable, en avalant des couleuvres simplement pour garder une place qui vaudra bientôt l'ignominie nationale. Il faudra bien un jour assumer la responsabilité d'avoir soutenu et favoriser les desseins d'une taupe, d'un traître à la nation.

 

Faire le beau sur les tranches de jambon ou les portions de camembert n'exonère nullement de cette lourde responsabilité. La main sur le cœur afin de défendre de nobles causes ne justifie pas de se couvrir les oreilles et les yeux pour feindre d'ignorer les agissements et les propos du patron. Il est grand temps à tous ces play-mobiles de quitter ce navire pirate, affichant sans vergogne pavillon étranger.

 

Le peuple n'est pas en mesure de se dresser contre ce félon, il se heurterait à la répression impitoyable du bras séculier. La justice est inopérante face à l'immunité qui protège celui-là et d'autres encore. Seuls les représentants d'un peuple si peu souverain désormais peuvent mettre à bas celui qui ne mérite qu'une chose : la destitution.

 

À contre-langue.

 

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