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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Un Paradis électoral lui est promis.

La course à l'investiture d'un félon notoire.

 

 

 

 

Le temps est venu d'assister au bal des hypocrites, les candidats de circonstance qui choisissent leurs nouvelles couleurs, le petit doigt mouillé, à la recherche du vent dominant. Plus l'électeur observe les girouettes plus lui vient l'envie de vomir cette caste sans conviction, disposée à toutes les trahisons pour remettre le pied à l’hémicycle.

On peut supposer que la place est bonne pour ainsi se faire parjure au vu et au sus de tous. Avaler son chapeau doit en valoir la chandelle, la vassalité paie dans cette République des godillots. Il est vrai qu'importe ce que pense réellement le postulant puisque les jeux sont faits en coulisse et que le futur député n'aura jamais la liberté de son vote. Simple pion, autant qu'il retrouve une place qui sied si bien aux fêlons.

La trahison est une nécessité pour durer dans cette corporation qui s'étonne du peu de considération qui lui échoit dans l'opinion publique. Le spectacle des tractations, des mutations, des retournements de veste, des simulacres et autres grimaces auxquelles ils se livrent pour notre plus grande distraction, est symptomatique de la veulerie et de la vénalité de ces tristes personnages.

L'honneur n'est pas leur fort et rien de plus normal avec une tête d'affiche qui a fait de la trahison son mode de gouvernance. Nous pouvons cependant décerner la palme à un certain Emmanuel – un prénom qui prédispose à la forfaiture – qui vient de faire allégeance honteuse et indécente. On peut du reste se demander à quel niveau se passe cette soumission servile.

Non seulement le pantin dérisoire abjure ses convictions passées mais il ajoute le mensonge, le reniement et la bassesse à ce ralliement pitoyable. Celui qui rêvait de bâtir des châteaux en Espagne, revient la queue basse pour retrouver un emploi à la hauteur d'un talent que des électeurs ingrats et indélicats lui ont refusé ici ou ailleurs.

Retenant la leçon du flou artistique quant à son ancrage territorial, l'artiste a même obtenu une promesse de siège qui échappe à l'implantation locale, une forme de garantie de réussite, un marchepied pour un succès sans gloire. Il sera donc, si le sort des urnes comme on peut s'en douter, lui sera favorable, député des Français de l'étranger avec une circonscription à sa mesure : Espagne - Portugal - Andorre - Monaco.

On comprend d'ailleurs à la lecture de cette curieuse zone à ratisser, la dimension populaire des deux dernières nations. Un véritable paradis électoral avant peut-être que de devenir fiscal pour le lascar. L'abjection politique a désormais un nom, une forme de quintessence des dérives d'un système qui échappe à toute moralité. Voilà un exemple qui fera certainement revenir les abstentionnistes vers les urnes.

La seule présence de ce triste sire dans le camp du Méprisant de l'Arrêt Public va faire tache d'huile. Ses collègues seront gratifiés des mêmes travers que nombre de citoyens dénoncent dans cette République monarchique. Les tractations de marchands de tapis d'une autre faction n’incitent pas à reconsidérer cette impression désastreuse.

Le parlement semble attirer les fourbes, les menteurs, les courtisans, les arrivistes, les magouilleurs, les enjôleurs, les veules et les vils et je vous laisse compléter cette liste absolument pas exhaustive. Voter dans un tel contexte délétère suppose de prendre des gants, de se boucher le nez et de fermer les yeux sur les abjurations en cascades qui ont prévalu à la désignation des postulants. Existe-t-il d'honnêtes individus dans ce ramassis ignoble et nauséeux ?

À contre-vent.

 

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