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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Le Coucou de Barcelone

Un drôle d'oiseau

 

 

Une maman coucou gris déposa un jour

Son précieux fardeau dans un nid tout rose

C'est ainsi que se déclencha la névrose

De ce drôle d'oiseau volant à contre-jour

 

 

Le bébé dévora tous ses colistiers

De curieux œufs dont le blanc était rouge

Depuis cela, sans cesse il faut qu'il bouge

À la manière des contrebandiers

 

 

Traversant les Pyrénées pour trouver sa voie

Puis recommencer à la moindre votation

Notre parasite avait pour vocation

De toujours appartenir à la cour du roi

 

 

Ce curieux Coucou changea de plumage

Valet sans conviction, il trouva des perchoirs

Qui lui firent miroiter l'envie du pouvoir

Avant que de connaître bien des naufrages

 

 

Il apprit à persifler dans les deux langues

Pour amadouer ceux qu'il entendait séduire

Une pratique qui bien loin de réussir

En fit un migrateur tristement exsangue

 

Un roitelet lui proposa un nouveau nid

Résidence honteusement élective

Pour une représentation fictive

Afin de souligner sa triste perfidie

 

 

Le coucou gris ravala ses convictions

Par chance, il ne lui en restait plus du tout

Se coupant les ailes pour se faire gentil toutou

D'un maître dans l'art de la spoliation

 

 

Il convient désormais de lui promettre

De se briser le bec dans sa nouvelle mission

Même si le Prince offrit circonscription

Taillée sur mesure pour ce fieffé traître

 

 

Que nos deux fêlons aux parcours identiques

S'entendent ainsi comme larron en foire

Ne devrait jamais nous inciter à croire

Que la trahison est l'art des politiques !

 

Rajoutons un E à ces deux là qui s'M

Afin que la confusion de leurs prénoms

Atteste qu'il y a bien ici collusion

Nos deux lascars sont issus du même racème

 

 

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