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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

S'en tamponner le coquillard

Retour aux sources.

 

 

 

Si c'est bien la seule perspective raisonnable qui s'offre à nous pour supporter la terrible et infectieuse période qui se profile à notre horizon tricolore, s'en tamponner le coquillard nous permettra sans doute de tolérer l'intolérable sans néanmoins ne pas se douter qu'il y a anguille sous roche dans cette expression aussi scabreuse que peut l'être cette élection présidentielle.

Ne nous contentons pas de hausser les épaules, de feindre l'indifférence et la distance, nous serions surpris quand l'heure viendra de supporter une fois encore les douloureuses conséquences de notre passivité. Nous pouvons nous nous fiche royalement de cette monarchie prétendument républicaine tout en, le moment venu, découvrir à quel point, le peuple dans son immense naïveté, s'est une nouvelle fois fait manipuler sur toute la largeur et même en profondeur.

Car, ce coquillard dont le peuple souverain se tamponne si aisément, n'est rien moins d'un élément qui au gré des retournements de veste est passé de la coquille protectrice d'un viril attribut masculin, au délicieux réceptacle féminin avant que de tourner casaque et de se faire consensuel en devenant le fondement.

Le suffixe « ard » aurait nous mettre la puce à l'oreille il n'est pas plus péjoratif que celui-là à moins qu'on aille chatouiller le « ouille » qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. À nous tamponner le fameux coquillard, nous risquons bel et bien de se la faire mettre, de l'avoir profond ou plus prosaïquement de se faire biaiser.

Le bulletin dans l'urne ne serait alors qu'une coquine métaphore de ce qui se présente à nous pour peu que nous ayons encore des yeux derrière la tête. Hélas, le mal fait, la pantomime de cette honteuse classe politique achevée, nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer et nos bourses pour cracher au bassinet.

Nous rouler dans la farine ne leur suffit plus, ils poussent le bouchon toujours plus loin afin de réussir l'exploit de nous détourner des urnes, de favoriser l’abstention, de rendre caduque toute espérance en des lendemains qui chantent. Le système mafieux des parrainages, la complicité des instituts de sondage, les bassesses des organes de presse, tout ceci renvoie au grivois, au graveleux, à ce coquillard qui finira bien par être irrité.

Protégez-vous n'ont-ils eu de cesse de nous avertir, sans préciser que ce n'était pas au niveau de la face que nous étions réellement le plus en péril. C'est pourtant à force de matraquage que la propagande a réalisé la plus magnifique opération de substitution du suffrage universel. À force de piqures de rappel, chacun a compris que les jeux étaient faits d'avance, que Jupiter resterait sur son trône tandis que la kyrielle des opposants fictifs lui déroule le tapis rouge.

Puis, une fois que nous l'aurons bien profond, les uns et les autres rejoindront le vaisseau amiral afin de quérir un colifichet, une breloque, une petite place au gouvernement ou bien un confortable pantouflage. L'essentiel pour tous ces caciques de la politique réside exclusivement dans leur survie.

Alors, si effectivement, il n'est rien à attendre du prochain suffrage, il convient de massivement envoyer un message en submergeant ces guignols de votes blancs ou nuls afin de leur signifier que nous cessons de leur accorder la plus petite créance. Le vainqueur putatif, se réclamera naturellement d'une légitimité fictive et illusoire. Ne vous faites aucune illusion à ce propos. Ce sera cependant à son tour de cesser de se tamponner le coquillard de ce peuple qu'il méprise tant. Juste retour de bâton pour un personnage qui ne mérite ni notre considération ni notre respect.

 

À contre-sens.

 

 

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