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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Choisir son camp

De la dichotomie en général.

 

 

 

 

Le bruit des bottes et de la poudre a accentué plus encore les effluves de la Pandémie. Il convient de se positionner, de choisir son camp pour prendre aux vaines et stériles polémiques qui vont agrémenter nos conversations, nos messages et nos prises de position. Nous avons pris l'habitude de nous situer entre covidistes et complotistes, faisant la part belle aux arguments tranchés, aux rumeurs et aux assertions oiseuses. Désormais, la ligne de démarcation sera une ligne de front et il n'est pas impossible que tout ce qu'on puisse dire ne soit pas retenu contre nous.

Nous sortons tout juste d'une guerre que la suivante se présente, usant cette fois du premier degré pour renvoyer la métaphore présidentielle dans les cordes à moins que ce ne soit le mauvais œil qui n'a cessé d'accompagner son mandat maléfique qui lui joue un mauvais tour en lui faisant un clin d'œil : « Tu as mis en avant ton fameux conseil de défense, c'en est fini des manœuvres, nous allons passer aux opérations grandeur nature ! »

Jupiter quoique toujours à vouloir ménager le chèvre et le chou, a choisi son camp. Il défend les valeurs de l'Occident épris de liberté et de démocratie, c'est du moins ainsi qu'il convient de le définir, contre le camp d'en face, qui par définition est l'exact contraire ; sinon à quoi bon se fiche une peignée ? 

 

Il y a donc les bons d'un côté, la brute et les truands de l'autre et tout ce joli monde va jouer à la roulette russe, le canon, de préférence appuyé sur la tempe des civils. Il convient de ne pas déroger aux bonnes vieilles traditions des conflits armés qui mettent aux prises des gens qui n'ont rien demandé, tandis que les boute-feux, demeurent bien à l'abri dans leurs bunkers.

Mais qu'importe la tragédie pour les victimes, il convient de se déterminer pour les porte-drapeaux de la cause. À ma droite les tenants de l'Atlantisme, de l'autre les oligarques de la Moskova. Car voyez-vous, les uns sont les agresseurs, les autres les outragés à moins que ce ne soit les rouges contre les bleus ou vice versa. Une poule y perdrait ses petits tandis que les gros mots pleuvent comme à Gravelotte : néo-nazis, fascistes, impérialistes, dictateur, maître du monde.

La polémique bat son plein et le sang qui coule n'a d'importance que pour partie. Il faut se situer pour ou contre, avec les uns et contre les autres. Bientôt il faudra afficher son camp, se mettre un signe distinctif pour être identifié aisément par les béotiens. La neutralité sera une forme de désertion, l'indignation ne peut s'exprimer que pour un camp contre l'autre.

Prétendre que dans cette calamiteuse séquence, nul n'échappe à la critique sera compris comme une trahison, comme si, pour l'éternité il convient de donner raison à ces furieux qui gouvernent. Dans un camp comme dans l'autre, le peuple est évacué même si c'est toujours en son nom que les uns ou les autres s'agitent et s'énervent.

La chair à canon n'a pas d'idéologie, n'a aucun intérêt géo stratégique ni d'objectifs géo politiques. Autant de vocables qui échappent à ceux qui sont morts ou qui vont mourir. Seuls ceux qui soufflent sur les braises sont soucieux de tenir un discours manichéen. Défendre la vie n'est pas envisageable sans y accoler l'idéologie qu'elle sous-tend.

Ne vous en déplaise je fais le choix de l'individu contre le système, de l'humain contre l'appareil, du particulier contre les généraux et leurs troupes, du peuple contre les élites, de la vie contre les enjeux, de l'humanité contre l'idéologie. Ce que peuvent dire ou prétendre, penser ou faire les chefaillons élus ou auto-proclamés me confirme dans l'idée que confier le pouvoir à des êtres gonflés d'importance, ivres de gloire et assoiffés de reconnaissance constitue la pire folie qui soit. Il est de toute urgence d'abolir la notion de chef d'état quelle que soit cette structure et de penser collégialité pour décider du sort du monde.

À contre-pouvoir.

 

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