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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Le flux et le reflux

 

La grande nausée

 

 

Nous n'avons rien à envier à nos chers romains pour fou qu'ils étaient ne nous en ont pas moins montré la voie, un chemin pavé de mauvaises intentions pour sombrer dans la décadence. Nos agapes deviennent orgiaques tandis que rôdent le virus sournois et l'hypothétique calamité climatique. Nous festoyons sans mesure ni raison, sollicitant le monde entier pour remplir nos assiettes, absurde et morbide comportement qui se moque des peuples qui meurent de faim.

Le flux et le reflux jusqu'à la nausée, de l'assiette à la cuvette, une fuite vers l'abîme, le naufrage d'une société qui a accepté dès le départ du libéralisme de se constituer sur le dos des peuples asservis, spoliés, soumis, enchaînés. Les formes ont changé même si au final, le résultat n'a guère bougé.

La gabegie de cette trêve des confiseurs a pris des allures de frénésie consumériste. Rien n'est trop beau pour célébrer la naissance d'un petit enfant dans le dépouillement le plus total. Les lumières inondent nos cités et les demeures des illuminés de Noël sans se préoccuper de leur bilan carbone. Les tables se remplissent tandis que sous les sapins s'accumulent des montagnes de présents dont nombre n'auront aucun avenir.

Pendant ce temps, des enfants sont exploités pour fabriquer vos cadeaux, d'autres meurent de soif, certains n'ont plus de quoi se nourrir tandis que canards et oies meurent ici d’apoplexie. Folie sans nom qui annonce la fin de l'empire libéral, non pour être remplacé par un système plus humain, il est déjà trop tard, mais pour entrer dans une ère cataclysmique.

La crise sanitaire en ce sens, ne ferait que préfigurer le point final à cette histoire née avec le calvinisme, la conquête des continents lointains et une morale de pacotille qui permet d'accumuler des richesses sans le moindre scrupule en repoussant à jamais l'idée même de charité chrétienne. Je devine votre incompréhension, je vous sais rapidement dubitatif lorsqu'il s'agit de défendre bec et ongles ce système qui malgré tout nous a placé du bon côté de la balance.

Nos chers laboratoires qui accumulent des bénéfices scandaleux avec leurs divins vaccins messagers, ont-ils songé à sauver l'humanité en l'offrant aux plus miséreux ? Les gouvernements des nantis ont-ils fait pression pour que les brevets tombent dans le domaine public ? Que nenni, la survie et la mort sont dépendantes de notre PIB dans la plus totale indifférence.

Songer déjà à la quatrième dose quand des peuples entiers n'ont pas eu la première prouve bien à quel point vous êtes tombés. Votre gueule et rien d'autre, votre petite peau de profiteur par naissance tandis que d'autres sont voués à vous servir, à travailler et souffrir pour votre confort. C'est à hurler de rage et le spectacle des candidats à la présidentielle ne fera qu'ajouter à la nausée qui nous gagne.

Ceux-là ne pensent qu'à une chose, promettre la Lune et ne rien tenir. Évoquer un futur incertain mais surtout leurrer les électeurs sur les solutions à prendre pour obtenir leurs voix. Nous allons vivre une fois encore, la grande braderie des promesses vaines, des cadeaux empoisonnés, des réponses fictives pour ne surtout pas aborder de front l'urgence et sa gravité.

Puis le vote passé, les illusions s'envoleront et la réalité s'imposera à nous sans pour autant que nous agissions comme il conviendrait. La fuite en avant est le mot d'ordre de cet Empire qui s'effondre avec un immense fracas. Le flux, le reflux et non plus la nausée, mais la fin d'une espèce qui a brûlé la chandelle par tous les bouts, du moins pour les nantis d'une partie de la Planète.

Pendant ce temps, certains espèrent trouver refuge dans l'espace ou des bunkers. Ils ont de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, ils pourraient sauver une partie de l'humanité mais seule leur petite personne compte à leurs yeux. Ceux-là sont à vomir et sans doute à exterminer avant qu'ils n'accélèrent l'irréparable.

À contre-temps.

Tableaux de Stéphane Hauton

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J
"La crise sanitaire en ce sens, ne ferait que préfigurer le point final à cette histoire née avec le calvinisme".<br /> Dictionnaire historique de la Suisse: "Dans une thèse, souvent réduite à tort à une causalité directe entre Réforme et capitalisme, Max Weber a pensé voir en lui le facteur qui a permis le développement de l'économie dans un sens libéral et capitaliste.".<br /> https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/011419/2015-11-10/
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C
Jean<br /> <br /> Moi aussi