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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Du maux à mots

Faut-il vous faire un dessin ?

De fusain en aiguille

 

 

 

Qui sont ces ciseleurs d'arabesques langagières qui sortent de leur chapeau les merveilles qui occupent nos discussions à longueur de conversations houleuses ? J'avoue toute mon admiration pour l'art consommé qu'ils mettent en application pour vous imposer des formules alambiquées dont le seul but est de noyer le poisson dans le poison de leur verbiage tout en brouillant les pistes afin de demeurer seuls maîtres de ce jeu de maux.

Vous ne le saviez sans doute pas mais lorsque vous vous faites piquer pour le plus grand bénéfice des actionnaires de big-pharma, vous cochez une case. De pas à pas, de doses en doses vous allez ainsi constituer un joli dessin qui finira par se révéler à vous au terme de ce parcours du combattant qui se présente à vous. Ceci n'est pas une malveillante interprétation mais au contraire la conclusion qu'impose la nouvelle formule choc sortie des laboratoires de la propagande d'état.

Nos joyeux drilles de la communication gouvernementale, par anticipation sans doute ou peut-être précipitation à l'approche de l'échéance électorale qui justifie leurs émoluments, évoquent hardiment la formule : « Schéma vaccinal ! » sans éclairer nos lanternes sur la suite des opérations. On peut se piquer à tour de bras tout en gardant les yeux fermés, le petit dessin fera son chemin à moins que ce ne soit un dessein qui nous échappe.

Pourquoi de telles fantaisies langagières ? J'ai bien le sentiment qu'ils se jouent de nous, brouillent le message en inventant des formules qui nous placent volontairement dans une nébuleuse impénétrable au commun des mortels à moins que ce ne soit un océan d'incompréhension pour mieux nous laisser la tête sous l'eau. Pourquoi les mots depuis cette apparition du maudit virus se parent de nouvelles acceptions ? Est-ce là ce qu'ils nomment les variants ?

Les barrières ont depuis cette affaire appris à faire des gestes, les plus sanitaires possibles. Elles font de leur mieux pour réaliser ce prodige tandis que le coude en a perdu le sens de la mesure, découvrant médusé qu'il devait baisser pavillon devant son pli caudal sans plus jamais se moucher du nez.

Le protocole a cessé d'être une forme guindée de l'étiquette pour se gonfler de son importance au point de devenir le petit guide de la survie en milieu hostile. Plus il est abscons plus il remplit sa mission de laisser pantois le lecteur qui n'a d'autre issue que de baisser les bras et d'abandonner la partie.

La distanciation qui de tout temps était parfaitement asociale, a mis du gel hydroalcoolique dans son vin en prenant de la distance avec ses mauvaises manières. Elle se socialise en modifiant radicalement la nature même des relations sociales. Il convient désormais de se voiler la face pour satisfaire à ses nouvelles exigences d'une civilité à visage couvert.

Le confinement manquant d'air, il a fini par couvrir le feu qui menaçait de prendre durant la quarantaine qui est devenu un isolement à durée incertaine, modulable et dépendant des variables saisonnières. Le travail a cessé d'être un lieu éloigné pour mettre ses pantoufles et s'installer devant l'écran tandis que les enfants eux-mêmes suivent parfois le programme sans regarder la télévision.

Le tour de passe-passe demeure une manière de dissimuler mais cette fois ce ne sont plus des objets mais des individus qui passent à la trappe en perdant le droit d'aller où ils veulent. L'objet même a changé de nom, passant de sanitaire à vaccinal, sous-entendant que le vaccin n'est pas sanitaire. Quant au test, ce n'est plus un essai mais bien plus un point de passage qu'on ne fait plus à vue de nez.

Le téléphone a changé de statut. De simple outil de communication, il devient mouchard, passe muraille, délateur zélé, pisteur impitoyable au point que les policiers ne vous demandent plus vos papiers mais veulent voir votre QR-code au risque de vous mettre à l'arrêt si vous jouez les faux-jetons. Il y a de quoi en avoir le cul par-dessus la tête.

Si vous avez des contacts, assurez-vous désormais qu'aucun ne soit un cas, formule assez étrange au demeurant qui met immédiatement le soupçon sur ce quidam potentiellement infectieux. Vous en porteriez le chapeau, chacun devenant responsable de ces relations, gage à lui d'éliminer tout hérétique de son entourage. Positif sans avoir bu, vous seriez consigné à résidence. Le mieux d'ailleurs est de garder vos distances avec ceux qui furent jadis des relations. Les temps ne sont plus à la franche amitié et même la bamboche a un drôle de coup dans la musette tandis que les bals masqués n'ont plus la cote.

Les maisons de santé n'ont plus la cote, il y a désormais des vaccinodrômes ou bien des centres de vaccination pour ceux qui usent du rayon comme d'une aiguille. L'image de la rotation continue ayant été soigneusement retenue pour que les patients s'imprègnent de l'idée qu'ils auront souvent à passer au stand afin de recevoir une nouvelle dose. Le cyclisme étant à ce titre la plus parfaite métaphore en la matière.

À contre-temps.

 

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