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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Vélo commotion

La dureté de la motricité douce

 

 

Bon sang ne saurait mentir et voilà que l'un de mes rejetons se met à prendre la plume pour exprimer son courroux à ceux qui nous dirigent. Je tiens à les mettre en garde : les chiens ne font pas des chats d'autant plus qu'au fil des générations, la pugnacité s'en trouve toujours renforcée. Il serait donc tout à fait confortable pour vous, messieurs et mesdames les décideurs locaux de prendre des mesures enfin réalistes, sérieuses, concertées et surtout appliquées afin que votre inénarrable locomotion douce le soit effectivement.

Comme je sais votre propension maladive à mettre au panier les missives qui vous dérangent j'use ici d'un pouvoir de diffusion, certes modeste, mais ô combien public, pour donner aux usagers, de moins en moins électeurs, compte tenu de votre faculté à faire la sourde oreille à leurs lamentations, la possibilité de lire ce message.

 

« Bonjour,

Je souhaitais vous écrire concernant les voies cyclables d’Orléans et St Jean-le-Blanc. J'utilise le vélo quotidiennement pour me déplacer. Vous venez de faire des travaux sur le trottoir sous la voie ferrée qui mène au pont Thinat. Cependant, il me semble que cela est insuffisant, ce bout de trottoir où se côtoient vélos, coureurs et piétons est fort dangereux.

Je vois régulièrement des accrochages et aujourd'hui encore vélo et coureur se sont heurtés sous mes yeux. Un trottoir n 'est pas fait pour les vélos. Sachant que si l'on se dirige vers l'île Charlemagne, une fois la voie ferrée passée, le cycliste doit tout simplement traverser une route pour se remettre en place.

Le rond-point du pont Thinat est par ailleurs également un bon exemple de l'irresponsabilité des urbanistes, il est tout simplement impraticable en vélo, il n'est pas pensé pour y circuler autrement qu'en voiture ou à pied. Je pense qu'un exemple éclairera votre lanterne : « Si l’on vient du faubourg Bourgogne et que l'on doit aller rue de Bourgogne, il convient d'emprunter la voie de bus, de traverser le passage piéton de rejoindre le rond-point par un autre passage piéton, de traverser le dit rond-point et de repasser par 2 passages piétons.

Non seulement, une aventure qui demande beaucoup de temps mais également un exercice de haute voltige particulièrement périlleux pour l’insensé qui ose cette folie dans le flot routier.

Il en va de même dans maints endroits. Au niveau du théâtre, le cycliste traverse un parking en suivant la voie cyclable alternant entre la route, le trottoir ou sur une voie dédiée. Le malheureux ne sait plus ni où donner de la tête ni comment se diriger. Des bouts de voies (spécialité orléanaise) apparaissent par-ci par-là, sans cohérence ni vision globale, transformant le déplacement à vélo dans cette merveilleuse métropole particulièrement mystérieux, épique et pourquoi pas le dire dangereux.

Je demeure disponible pour expliquer à vos fonctionnaires chargés du plan de circulation les doléances d'une usagère qui ne se contente pas d'un plan dans un bureau pour valider les inepties qui sont mises en place sur le terrain. »

 

Bien sûr, il y aurait beaucoup à dire sur ce plan de circulation qui se contente le plus souvent d'un peu de peinture jaune, de quelques contre-sens dérogatoires, de jolis fléchages au sol incohérents et surtout du partage du trottoir pour emballer une politique du vélo qui ne parvient toujours pas à se mettre en selle. Comme vient se mêler à ce désordre, l'irruption des engins électrifiés, qui se pensent au-dessus de règles que les pouvoirs ne cherchent nullement à mettre en application, le déplacement à pied ou à bicyclette devient une aventure aux risques et périls de ceux qui vont lentement.

Vélo-Commotionnement leur.

 

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