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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Battre la breloque.

Ça nous pend au nez

 

 

Le moral en berne, la vie sociale en capilotade, la bonne heure prohibée, la convivialité hors la loi, les distractions délictuelles, l’obsession sanitaire frisant l’hystérie collective, jamais dans la population il y a pléthore d’états dépressifs. Battre la breloque semble être le terme le plus adéquat pour une situation qui modifie radicalement notre rapport au temps, à l’espoir et aux loisirs tout en faisant peser une sourde menace sur la santé.

Mais gare, si l’esprit part en quenouille, la tête en vrille et la raison en tonneau, plus rien ne viendra entraver les dégâts du monstre sournois. C’est même à croire que c’est là l’objectif du pouvoir qui entend remettre les pendules à l’heure en supprimant toutes les libertés individuelles, progressivement, inexorablement, méthodiquement. À bien y regarder, ce plongeon vers le passé s’accompagne du retour en grâce des expressions et références obsolètes parmi nos élus nationaux, devenus les vedettes exclusives des chaînes de télévision alarmistes et entêtantes.

Il faut du reste féliciter nos responsables pour ce choix judicieux dans leur communication de crise. Les spécialistes du vidage de cerveau leur ont largement préparé le terrain. C’est donc en territoire conquis grâce à monsieur Cachesexe, prince de la ruralité de salon qu’ils viennent parachever le travail, usant de tous les artifices et les conseils dénichés dans le petit manuel du conditionnement de masse. Le si inventif Joseph Goebbels a fait des émules dans la haute administration tricolore.

Filer le bourdon dans un crâne vide permet de raisonner mais hélas ce n’est que le bruit de la cloche qui menace de se faire glas de la Démocratie. Les ministres et le premier d’entre eux en tête se griment désormais en marchand de mouron, semant la mauvaise graine de la terreur dans des esprits déboussolés.

Lampe à huile, couvre-feux, pandémie, confinement, contre-danse, attestation, dérogation et délation, l’arsenal ne cesse de s'étoffer pour dissimuler les carences d’un état Jacobin qui est incapable de penser des mesures au plus près du terrain. Nous vivons à l’heure de la Capitale et de son armée de hauts-fonctionnaires qui en dépit de leurs diplômes ont depuis longtemps perdu le bon sens, celui qui s’acquiert en restant les pieds sur terre et non dans les ministères.

Au bilan des courses, Boris Cyrulnik en personne lance des avertissements sur les risques psychologiques et psychiatriques pour la population. Quand on connait l’état de délabrement de ce secteur particulier de l'hôpital public, encore plus en état de délabrement que son grand frère, il y a tout lieu de s’inquiéter dans une nation qui va en prime connaître la récession, le chômage, la baisse des revenus (il faut qu’un jour quelqu’un paie et ce ne sont jamais les plus riches qui mettent la main à la poche), nous avons tout lieu de nous tourner les sangs.

Cerise sur le fardeau, les artistes, ceux qui apportent habituellement un peu de joie, d’évasion, de bonne humeur et de liberté ont tellement souffert qu’ils seront moins nombreux sans doute pour vous remonter le moral. Il se peut que ce coup porté aux saltimbanques ne soit pas innocent. Leur folie douce avait de quoi déplaire à ce pouvoir autoritaire. Les condamner au silence c’était assurer le coup de la contagion dépressive.

Et si au lieu de battre la breloque nous prenions notre destin en main, retrouvant vigueur, combativité et esprit de rébellion pour mettre à la raison Freluquet et ses sbires, ses experts, ses vassaux, son conseil de défense et leurs médias complices. Remonter les pendules pour éviter que sonne la dernière heure de la démocratie ne sonne. Il n’y a plus une minute à perdre car croyez-moi, ils ont encore plus d’un tour d’aiguilles dans leur mallette sanitaire. De quoi nous faire devenir tous dingues …

Aliénationnement leur.

 

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