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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Le commerce triangulaire et la LOIRE

3 versions pour raconter cette histoire

 

En parlant

 

Sur le chemin qui va sur l’eau

Je suis un pauvre voiturier

Qui conduit un train de bateau

Pour l’grand commerce négrier

Sur le chemin qui va sur l’eau

On en m’a jamais expliqué

Ce que faisaient les bateaux

Pour lesquels j’ai commercé

 

J’arrivais dans le port Nantes

Des marchandises par milliers

Sur ma belle Marie-Galante

Toute la Loire j’avais chargé

De verroteries de Roanne

Et de faïences de Nevers

Tous ces beaux rubans idoines

Qui vous mettent la tête à l’envers

 

Refrain

 

Sur de mystérieux trois mâts

Sans savoir ce que je faisais

Je déchargeais tout mon barda

Tandis que je restais à quai

J’attendais que d’autres arrivent

Bondés de ces fèves magiques

Qu’on produisait sur l’autre rive

Elles nous venaient des Amériques

 

Refrain

 

Il y’avait des grains de café

De grosses balles de coton

L’armateur était très discret

Sur le négoce des colons

Mais c’est de toute cette mélasse

Que je remplissais mes chalands

Du sucre qui allait en masse

Aux raffineries d’Orléans

 

Sur le chemin qui va sur l’eau

On en m’a jamais expliqué

Ce que trafiquaient ces salauds

Et pour lesquels j’ai navigué

Sur le chemin qui va sur l’eau

Je suis un pauvre voiturier

Qui conduit un train de bateau

Pour l’grand commerce négrier

 

En chantant

 

Où vas-tu marinier ?

 

Où vas-tu marinier

En si bel équipage ?

Où vas-tu naviguer

Loin de ce beau rivage ?

 

Je vais bien loin d'ici

Dans des pays nouveaux

Ces belles colonies

Loin de nos vieux châteaux

J'embarquerai à Nantes

Je laisse notre Loire

Pour de nouvelles amantes

Et de grandes histoires

 

Je reviendrai plus riche

Et au bout de mon âge

Je serai bien moins chiche

Comme le prétend l'adage

Tu rêves bel ami

De contrées merveilleuses

De trésors, de rubis

D'aventures glorieuses

 

Tu trouveras bien pire

Que nos pauvres chagrins

Des loups et des vampires

Qui ne sont pas humains

Des monstres sans pitié

Vendant des esclaves

Et pour les transporter

Les enchaînent à la cale

 

Je reste donc ici

Pour vivre mon histoire

Blotti contre ma mie

Ma si belle amie Loire

Tu seras plus heureux

Il te faudra m'en croire

On ne peut vivre mieux

Qu'en notre Val de Loire

 

Où vas-tu marinier

En si bel équipage ?

Je me suis marié

Dans notre beau village

 

En contant

 

Fulbert ou le grand pardon

 

à écouter seulement

 

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