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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La Santé.

Virale ou carcérale.

 

 

Jamais notre Santé n’aura autant préoccupé ceux dont la principale activité fut jusqu’alors de fermer des lits d’hôpitaux, réduire le nombre de médecins sur le territoire, supprimer les emplois d’infirmières scolaires et de médecins du travail. Soudain, les mêmes ont tellement souci de nous qu’ils nous empêchent de vivre pour que nous puissions survivre sans satisfaire aux statistiques exposées complaisamment chaque jour à longueur d’antennes, absorbant de manière magique toutes les autres formes de décès par maladie.

La médecine en générale a découvert un nombre incroyable de spécialistes capables de consulter sans porter de blouses blanche sur tous les plateaux médiatiques. Compte tenu des carences en praticiens, les différentes chaînes n’ont fait qu’aggraver une situation de pénurie attestée par de très nombreux témoignages.

 

 

Une branche de la médecine à ce titre n’a pas été à la fête. Les radiologues n’ont pas eu l’honneur des micros, eux qui en toute logique auraient dû monopoliser la modulation de fréquence. Même les cardiologues ont été boudés en ce domaine, tandis que leurs confrères épidémiologistes devenaient les véritables vedettes des ondes.

D’autres spécialistes furent à l’honneur. Ceux qui émettent des interdits susceptibles de permettre aux réfractaires de retrouver la Santé, non pas la forme mais la prison. Entre le viral et le carcéral, mon cœur balance de manière viscérale. Il y a de quoi y perdre son latin d’apothicaire aurait soufflé Molière s’il avait accepté à cette querelle des Diafoirus et des Carriers même si les personnes en réanimation n’ont malheureusement pas les moyens de jouer les filles de l’air.

 

 

Une poule n’y retrouverait pas ses poussins dans ces batailles de basse-cour pharmaceutique où chacun défend non la science mais le commerce international des grands laboratoires. Nous découvrons alors que notre bien-être est parfaitement secondaire, que les enjeux sont ailleurs tandis que les vraies crapules, qui devraient se retrouver à la Santé, touchent des pots de vin pour mentir sous le serment d’Hippocrate.

Dans ce jeu de dupes, les patients doivent faire preuve d’encore plus de patience que les citoyens qui quant à eux ont perdu toutes leurs libertés. Nous découvrons ainsi que la contrainte est la clef de notre bien-être. La prison risque fort d’être le nouvel idéal sanitaire quand soignant et surveillant ne feront plus qu’un. C’est la grande farce de cette crise où le pouvoir confie à la Police le soin de nous soigner à coup d’amendes honorables et de régimes draconiens par de nombreuses ponctions sur notre budget.

Les analyses de mauvais sang se mesurent quant à elles à la terreur qui infuse dans la population à coup d’annonces morbides, de statistiques effrayantes, d’alertes anxiogènes et de faces blêmes ou couvertes. Le mal absolu est devenu le sujet essentiel pour nos journaux, les diffuseurs de mauvaises nouvelles ayant remplacé les chiens écrasés par les vieillards étouffés.

 

 

Pauvres bêtes qu’on a enfermées dans des EHPAD pour engraisser des actionnaires indélicats qui eux aussi mériteraient de faire un séjour à La Santé, celle qui n’assure pas à ceux qui les enrichissent honteusement. Si la fièvre monte, c’est uniquement celle des marchés qui préoccupe notre bon gouvernement qui s’entoure d’une cellule de crise, autre forme de l’option carcérale renforcée par ce conseil de défense qui pue la mort.

Je sais que tout ceci n’a ni queue ni tête. Pensez-vous que jusqu’alors, la communication officielle a été plus claire que cet exposé délirant certes mais pas plus absurde que ce qui vous est servi quotidiennement. J’ai simplement voulu vous offrir une petite piqûre de rappel avant que la lumière ne vienne, au bout de ce tunnel de la raison, par un vaccin sans garantie qui enrichira ceux qui arrosent nos élus.

Sanitairement leur.

 

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