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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La mise en accusation.

L’empêchement de justice.

 

Le grand guignol Politique n’a pas de frontière. C’est là le grand avantage de cette fumeuse mondialisation que de nous exposer les travers des uns et des autres au delà de notre petit pré carré. Pour le coup, nous ne sommes pas déçus, nous avons là, la plus grande exposition d’affaires sordides, de magouilles honteuses, de truanderies diverses et variées et parfois d’abjections qui puissent être. Les représentants politiques du monde entier se donnent la main pour participer à la grande ronde des canailles.

Pourtant, l’actualité se télescope parfois et glisse à l’oreille du persifleur quelques analogies lointaines certes mais qui ne peuvent que faire écho pour un esprit mal intentionné. Des élus se sont trouvés et se trouvent encore sur la sellette. Trump en majesté n’a dans ce registre aucun rival tant le comédien prend le pas sur l’homme censément politique. Delevoye à côté fit pâle figure en dépit de son insatiable appétit de missions.

Là n’est pas l’objet de ce billet, rassurez-vous. Laissons-les à leurs turpitudes, ils ont été pris la main dans le pot de confiture, les faits sont avérés, il n’est rien de moins contestable. Ce qui dans un cas comme dans l’autre attire mon attention, provoque mon courroux et il faut bien le reconnaître, confirme le peu de bien que je pense de cette maudite classe de politiciens professionnels, ce sont les réactions des uns et des autres, leurs amis, qui contre l’évidence, cherchent systématiquement à noyer le poisson tout en distillant le poison du mépris dans les esprits des citoyens.

Quand un élu est dans le camp de l’accusé, il va lui trouver toutes les excuses, ne cessera de plaider sa cause, de le prétendre innocent ou simplement victime d’un malheureux concours de circonstances. Il évoquera sa bonne foi, ses compétences certaines, son dévouement et tout ce cortège de termes creux qui cherchent à provoquer un écran de fumée. La langue de bois est à ce titre une nouvelle fois de sortie pour tenter de sauver celui qui se noie. Une bouée pour l’amer en somme.

Les preuves s’accumulent, personne dans le camp du malheureux ne vient le tancer. Au contraire, il convient d’évoquer un complot, une manigance de l’opposition, un coup bas et néanmoins fourré. Sans honte, les plus hautes autorités de l’État maintiennent la ligne de défense. La vérité importe peu dans ce microcosme de la stratégie et du mensonge.

En France, le pauvre missionnaire a dû quitter sa robe de bure, il a démissionné car pour ces gens-là, le grand patron ne renvoie pas. Voilà là encore une belle démonstration à l’intention des pauvres couillons que nous sommes, quelle que soit la faute, la punition ne tombe pas d’en haut. Ces gens-là doivent conserver leur honneur même quand ils en sont totalement dépourvus, en démissionnant; offrant sa tête sur l’autel de l’opinion publique. Le peuple, dans sa grande bienveillance, prendra cette décision pour un geste sacrificiel au nom des valeurs d’une République qui n’a pas bougé un cil pour botter le cul du vilain garnement.

En Amérique, c’est pire encore. Les preuves s’accumulent, les témoignages se recoupent tandis que le Président outragé, invective ceux qui se dressent devant lui. Il sait, le méchant diable à la mèche rebelle, que la procédure n’ira pas à son terme. Quand il s’agira de voter, les sénateurs de son camp, sourds et aveugles au réel, ne voteront pas sa destitution. Ces gens-là, comme leurs homologues du gouvernement français, se moquent des faits. La réalité n’a aucune prise sur la discipline de clan, ce qui, il faut bien le reconnaître, rappelle étrangement le fonctionnement des organisations mafieuses.

Nous observons ces pratiques d’un autre temps, nous nous désespérons de les prendre une fois encore en flagrant délit de mensonge. La politique ne serait donc que ça, l’art de ne jamais tenir compte des faits, de ne pas juger en son âme et conscience mais simplement au nom d’intérêts que l’on prétend supérieurs et qui curieusement, vont toujours à l’encontre de la vérité, de la justice et de l’égalité.

Drôle de Démocraties que voilà, celles qui sont pilotées par des canailles de la pire espèce, s’arrogeant qui plus est, la capacité exclusive de juger leurs pairs. Ce n’est pas ainsi que la confiance reviendra entre un peuple qui jamais n’a été aussi lucide sur cette maudite caste, et ces gredins qui usent et abusent de privilèges honteux en dehors de tout contrôle citoyen.

Justicement leur.

 

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