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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

" Oh Hisse E... "

La belle tradition que voilà.

 

Monsieur le Président de la Fédération française de football qu’il est préférable de ne pas nommer ici pense que l’homophobie appartient à la grande tradition du ballon rond. Les insultes n’étant à priori qu’une banale ponctuation remplaçant le point d’exclamation sans doute. L’homme, dans toute sa clairvoyance distingue le racisme du propos pointant du doigt une communauté sexuelle qui, il est vrai, ne se manifeste guère dans cet univers si tolérant.

Laissons le pauvre personnage à ses arguties d’un autre temps. Il s’enlise et se ridiculise tout en flattant les plus bas instincts humains. Il est vrai que son fond de commerce : les supporters ne brillent ni par leur intelligence ni par leur subtilité. Certains même interrogés à l’occasion affirment tenir de tels propos pour la franche rigolade, par habitude et même par simple défoulement. C’est vous dire à quel point dans le football, la subtilité a toute sa place.

Laissons donc ces hordes vociférer leur haine pour tout ceux qui ne sont pas comme eux. Le bras levé, un geste qui au demeurant semble ne gêner personne, ils continueront de vomir leurs insanités pour soi-disant encourager leurs favoris et ambiancer un stade qui sans eux ne serait qu’une morne plaine compte tenu du spectacle pitoyable proposé dans ce championnat tristounet.

L'essentiel est ailleurs. Le débat de l’heure qui est monté jusqu’au sommet de l’état, puisque Freluquet en personne est venu contredire sa ministre des sports, se situe à un tout autre niveau. Comment diable une nageuse, femme de surcroît, pourrait se montrer pertinente dans un dossier qui prend en charge des jeunes gens en short, courant désespérément après un ballon rond ? Le Président devait se jeter à l’eau pour voler au secours des fans de football, si nombreux qu’il convient de ne pas les offenser avant une campagne électorale.

Mais venons-en au fond d’un problème que personne dans ce pays n’est apparemment capable de poser. « La punition collective a-t-elle droit de cité dans cette République ? » Arrêter une rencontre pour le cri non pas de quelques abrutis mais d’une portion non négligeable de demeurés, c’est priver les autres d’un spectacle pour lequel ils ont payé, parfois fort cher.

C’est encore démontrer l’incapacité des pouvoirs publics et des organisateurs de faire appliquer la loi dans une enceinte qui prend rapidement la forme d’un lieu de non droit. Pourtant les systèmes de surveillance et de contrôle sont nombreux et coûtent assez cher aux contribuables que nous sommes. Hélas, nul n’est jamais interpellé quand il beugle des slogans inqualifiables dans cette académie de la distinction.

C’est l’impuissance qui règne en la matière, tant pour les fumigènes qui passent le filtre des contrôles de sécurité comme qui rigole que pour les banderoles hideuses et les propos scabreux. Tout est possible pourvu que ce soit au nom du bel esprit chevaleresque d’une rencontre sportive. On s’insulte, on se bouscule, on s’injurie, on voue l’arbitre aux gémonies, on réclame la tête de l’entraîneur et parfois on invite l’arbitre à se rendre séance tenante dans les latrines.

Le langage excrémentiel, a donc tout naturellement sa place dans les stades. C’est l’honneur du football que de faire une place à cette forme d’expression populaire qui peine à se faire entendre ailleurs. Les gros porcs avinés, racistes et homophobes sont fort bien défendus par leur président, ils devraient lui en être reconnaissants. Quant aux valeurs du sport professionnel, nous savons depuis longtemps qu’elles ont coulé corps et âmes. Le baron de Coubertin doit en manger son chapeau.

Ne changez surtout rien. Tout est parfait dans ce joli royaume de France qui sombre un peu plus chaque jour dans la plus effroyable vulgarité. Qu’un tel débat puisse avoir lieu atteste du profond désordre moral de notre société. Il est grand temps que l’arbitre siffle la fin de la partie et renvoie tout ce joli monde, dos à dos, dans les basses-fosses de l’histoire.

Vulgairement leur.

 

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K
Bonjour Nabum,<br /> <br /> À l'heure du match de la coupe du monde 2018, je repeignais mon portail ; c'est pour vous dire tout l'enthousiasme que me procure l'univers de ce sport.<br /> <br /> Mais je ne comprends pas cette soudaine polémique transformée en affaire d'état, à vrai dire. Il s'agit probablement de propos de beaufs avinés, ou plutôt «abiérés», comme il est malheureusement légion dans ce sport depuis toujours. Vous déplorez la sécurité, mais dites-nous les manières qui empêcheraient les gens de bramer ces turpitudes...<br /> L'état infiltre les ultras et la justice les interdits de stade, mais ne peut s'immiscer dans la tête ou fliquer l'ensemble des supporters...<br /> Bref,sur ce coup, Macron tient un discours plus mesuré que sa ministre...<br /> Sinon, je pratique la natation trois fois par semaine en moyenne et je m'intéresse de très près à son actualité professionnelle. Quand un Michaël Phelps ou une Aurélie Muller s'expriment, il est donné aux athlètes de haut niveau de démontrer à quel point le sport forgent également des valeurs comme l'humilité et des qualités comme l'intelligence<br /> Un reportage intitulé La fille du fleuve<br /> https://vimeo.com/234222698
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C
Kakashi<br /> <br /> j'ai moi aussi éviter l'hystérie collective tant en 1998 qu'en 2018<br /> <br /> Ce que je ne comprends pas c'est qu'on laisse faire des années puis soudain on punit collectivement ce qui n'est pas dans les principes français<br /> <br /> Pourquoi ne pas vouloir s'en prendre directement aux mal embouchés ?<br /> <br /> Parce qu'ils pèsent dans les clubs, parce qu'on les ai laissé tenir un rôle important. <br /> Quant à l'intrusion du chef de l'état pour de telles broutilles, ce n'est qu'un calcul électoral