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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Profession : Sectaire !

La curieuse démocratie que voilà …

Profession : Sectaire !

Usons de notre devoir d'irrespect !

 

L’indispensable député Ruffin, parfois flanqué de son ami Ramos, secoue le cocotier d’une assemblée qui baigne depuis des lustres dans le sectarisme le plus absolu. Ces curieux personnages passent des heures à discuter de propositions de loi, selon toute vraisemblance pour se faire une intime conviction avant que de la passer aux voix.

C’est alors que par un étrange phénomène qui semble n’appartenir qu’à cette surprenante profession (Comment qualifier autrement cette rente de situation dont certains abusent toute leur existence ?), comme un seul mouton bien dressé, les godillots votent selon la consigne du chef. L’électeur moyen pensait avoir désigné pour le représenter un être doué de réflexion et de jugement, il découvre bien trop tard, qu’il a choisi un suiveur, un individu incapable d’une opinion en propre.

Pourquoi donc une telle mascarade ? Les raisons en sont multiples et il est bien délicat pour le béotien que je suis de saisir le fonctionnement de tels ergastoplasmes à moins que ce ne soient que de simples invertébrés. Curieusement, quand ils se présentent ensuite dans leurs circonscriptions, les mêmes moutons dociles deviennent des loups enragés prompts à tuer tout candidat potentiel à leur rente de situation à vie.

La discipline de parti nous déclarent-ils quand ils parviennent rarement à s’expliquer, car voyez-vous, chez ces gens-là, représentants d’un peuple que l’on dit souverain, on ne se justifie pas, on ne rend pas de compte ; ils sont bien trop au-dessus de cette plèbe qu’ils méprisent souverainement. Curieux renversement du vocabulaire d’ailleurs, notre souveraineté supposée devient dans l’instant d’un mandat une aliénation sans retour.

Ils n’ont sans doute aucune opinion en propre puisque tout jeune, pour monter dans l’appareil partisan, ils ont appris à se plier à la ligne, fut-elle une courbe ou plus encore une sinusoïdale dépendante de la stratégie partisane et des intérêts à long terme, non pas du pays et des ses habitants, mais du futur candidat à la magistrature suprême issu de leurs rangs.

C’est à se désespérer de l’intelligence de ces gens. Nous passons vite d’ailleurs du désespoir à l’intime conviction que nous avons placé dans l’hémicycle, non pas les plus brillants d’entre nous mais bien un vrai ramassis de sots et d’indifférents à notre sort. Pire que tout encore, ceux-là même qui font tout pour nous nuire au profit de gens mystérieux qu’on nomme lobbyistes, sont largement entretenus à nos frais. Nous sommes vraiment les dindons de la farce et c’est sans doute pourquoi cette joyeuse bande de parasites passe son temps à nous plumer.

Qu’ils m’autorisent ici à leur retourner la monnaie de leur pièce en les considérant de la même manière. Le « Tous pourris » qui est sans doute excessif fonctionne cependant à merveille compte tenu du rapport numérique entre les quelques élus capables de voter par eux-mêmes et tous ceux qui ont besoin qu’un chef leur tienne la main de leur machine à voter quand parfois, c’est en leur absence qu’un autre vote pour eux.

Je plains sincèrement les enseignants qui donnent des cours d’instruction civique et qui pour illustrer une leçon se rendent dans l’une de nos deux assemblées. Comment font-ils ensuite pour expliquer la mascarade à laquelle les malheureux élèves furent témoins ? Les cris, les insultes, les discours lus avec maladresse sans conviction aucune, les votes acquis d’avance. Peut-on encore autoriser de telles sorties scolaires ? C’est à dégoûter à vie de la Démocratie française.

Alors, encourageons l’insoumis François Ruffin et quelques autres, capables de ce courage que bien peu sont en mesure d’exercer dans l’hémicycle. Ruffin vote en conscience, fait son choix selon une grille de lecture personnelle. Quelle révolution dans cet univers de suiveurs la main sur la couture du pantalon ou bien du tailleur. Voilà le premier soldat des armées de gueux qui feront un jour prochain une sixième République loin des appareils politiques, ces machines déshumanisées qui lobotomisent leurs adhérents et bien plus encore leurs cadres.

Représentement nôtre.

 

 

Profession : Sectaire !
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