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Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La Toussaint en question

Je ne vous demande pas de bonbons ...

La Toussaint en question

Samonios

 

Les morgues ne sont-elle plus que des paniers à crabes ?

Pourquoi fleurir une tombe me laisse-t-il de marbre ?

Jehanne d’Arc entend-elle des voix dans son urne funéraire ?

Quand elle se recueille sur la tombe de son mari, une veuve a-t-elle encore un chêne au pied ?

Est-ce utile de faire une extrême ponction à un mourant ?

L’humour noir est-il réservé aux croque-morts ?

Comment le retour des cendres de Napoléon est-il parvenu à embraser la foule ?

La sonnerie aux morts ouvre-t-elle les portes du Paradis ?

La mort est-elle compatible avec l’idée de vie éternelle ?

Si Dieu existe, les terroristes iront-ils tout droit en enfer ?

La mort vous fait-elle froid uniquement dans le dos ?

Quand les églises pratiqueront-elles la congélation in vitraux ?

Un corbillard se rendant à une incinération a-t-il le droit de griller les feux ?

La mise en bière doit-elle se pratiquer dans un bar ?

Embaumer un défunt vous donne-t-il du baume au cœur ?

Peut-on pratiquer une veillée funéraire au grand jour ?

La mort est-elle l’âge d’oraison ?

Quand l’état imposera-t-il un gel des frais enterrements ?

La peur de la mort évite-t-elle le danger ?

Les serruriers sont-ils prioritaires chez Saint Pierre ?

Pourquoi ne fait-on pas de cercueils en saule pleureur ?

La componction précède-t-elle le prélèvement d’organe chez un défunt ?

Faut-il munir le défunt d’une trousse pour son dernier voyage ?

Comment rédiger le panégyrique d’un boulanger ?

Peut-on traverser le Styx avec un convoi mortuaire ?

Existe-t-il des deuils départementaux ?

Celui qui sème la mort récolte-t-il la tempête ?

Le corps social réussira-t-il à réaliser l'ablation de la peine de mort ?

Peut-on donner la mort à un être proche pour la fête de la Toussaint ?

La science vous est-elle reconnaissante quand vous lui faites don de votre corps ?

Pourquoi la minute de silence fait-elle parfois grand bruit ?

Avec toutes ces urnes, pourquoi le Royaume des morts n’est-il pas devenu une démocratie ?

Peut-on inhumer un défunt en odeur de sainteté ?

Dans nos villages, pourquoi tant de monuments aux morts et si peu à la vie ?

Peut-on avoir une tête de mort et être en bonne santé ?

La fosse commune est-elle réservée aux altruistes ?

Tous les goûts s’expriment-ils dans la sépulture ?

Le cheval du corbillard peut-il avoir le mors au dent ?

Le métier de croque-mort nourrit-il son homme ?

Existe-t-il des enterrements en grandes pompes funèbres ?

Les condoléances sont-elles des doléances faites à la vie ?

L’incinération est-elle une alternative au bûcher des vanités ?

Un militant d’extrême-droite peut-il passer l’âme à gauche ?

Peut-on se faire ensépulturer de son plein gré ?

Faut-il vous envoyer un faire-part pour lire ce billet ?

Mortifèrement vôtre.

La Toussaint en question
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K
Mourir et non mourrir... Mes mots se meurent sous le poids de mes fautes ;)
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C
Kakashi<br /> <br /> le poids de nos fautes nous conduira tout droit en enfer
K
Être mort de peur prête t'il à en mourrir de rire ?<br /> <br /> Très belles questions en tout cas.<br /> <br /> Theophile Gautier - La Mort<br /> <br /> La mort est multiforme, elle change de masque <br /> Et d'habit plus souvent qu'une actrice fantasque ; <br /> Elle sait se farder, <br /> Et ce n'est pas toujours cette maigre carcasse, <br /> Qui vous montre les dents et vous fait la grimace <br /> Horrible à regarder.<br /> <br /> Ses sujets ne sont pas tous dans le cimetière, <br /> Ils ne dorment pas tous sur des chevets de pierre <br /> À l'ombre des arceaux ; <br /> Tous ne sont pas vêtus de la pâle livrée, <br /> Et la porte sur tous n'est pas encor murée <br /> Dans la nuit des caveaux.<br /> <br /> Il est des trépassés de diverse nature : <br /> Aux uns la puanteur avec la pourriture, <br /> Le palpable néant, <br /> L'horreur et le dégoût, l'ombre profonde et noire <br /> Et le cercueil avide entr'ouvrant sa mâchoire <br /> Comme un monstre béant ;<br /> <br /> Aux autres, que l'on voit sans qu'on s'en épouvante <br /> Passer et repasser dans la cité vivante <br /> Sous leur linceul de chair, <br /> L'invisible néant, la mort intérieure <br /> Que personne ne sait, que personne ne pleure, <br /> Même votre plus cher.<br /> <br /> Car, lorsque l'on s'en va dans les villes funèbres <br /> Visiter les tombeaux inconnus ou célèbres, <br /> De marbre ou de gazon ; <br /> Qu'on ait ou qu'on n'ait pas quelque paupière amie <br /> Sous l'ombrage des ifs à jamais endormie, <br /> Qu'on soit en pleurs ou non,<br /> <br /> On dit : ceux-là sont morts. La mousse étend son voile <br /> Sur leurs noms effacés ; le ver file sa toile <br /> Dans le trou de leurs yeux ; <br /> Leurs cheveux ont percé les planches de la bière ; <br /> À côté de leurs os, leur chair tombe en poussière <br /> Sur les os des aïeux.<br /> <br /> Leurs héritiers, le soir, n'ont plus peur qu'ils reviennent ; <br /> C'est à peine à présent si leurs chiens s'en souviennent, <br /> Enfumés et poudreux, <br /> Leurs portraits adorés traînent dans les boutiques ; <br /> Leurs jaloux d'autrefois font leurs panégyriques ; <br /> Tout est fini pour eux.<br /> <br /> L'ange de la douleur, sur leur tombe en prière, <br /> Est seul à les pleurer dans ses larmes de pierre, <br /> Comme le ver leur corps, <br /> L'oubli ronge leur nom avec sa lime sourde ; <br /> Ils ont pour drap de lit six pieds de terre lourde. <br /> Ils sont morts, et bien morts !<br /> <br /> Et peut-être une larme, à votre âme échappée, <br /> Sur leur cendre, de pluie et de neige trempée, <br /> Filtre insensiblement, <br /> Qui les va réjouir dans leur triste demeure ; <br /> Et leur coeur desséché, comprenant qu'on les pleure, <br /> Retrouve un battement.<br /> <br /> Mais personne ne dit, voyant un mort de l'âme : <br /> Paix et repos sur toi ! L'on refuse à la lame <br /> Ce qu'on donne au fourreau ; <br /> L'on pleure le cadavre et l'on panse la plaie, <br /> L'âme se brise et meurt sans que nul s'en effraie <br /> Et lui dresse un tombeau.<br /> <br /> Et cependant il est d'horribles agonies <br /> Qu'on ne saura jamais ; des douleurs infinies <br /> Que l'on n'aperçoit pas. <br /> Il est plus d'une croix au calvaire de l'âme <br /> Sans l'auréole d'or, et sans la blanche femme <br /> Échevelée au bas.<br /> <br /> Toute âme est un sépulcre où gisent mille choses ; <br /> Des cadavres hideux dans des figures roses <br /> Dorment ensevelis. <br /> On retrouve toujours les larmes sous le rire, <br /> Les morts sous les vivants, et l'homme est à vrai dire <br /> Une nécropolis.<br /> <br /> Les tombeaux déterrés des vieilles cités mortes, <br /> Les chambres et les puits de la Thèbe aux cent portes <br /> Ne sont pas si peuplés ; <br /> On n'y rencontre pas de plus affreux squelettes. <br /> Un plus vaste fouillis d'ossements et de têtes <br /> Aux ruines mêlés.<br /> <br /> L'on en voit qui n'ont pas d'épitaphe à leurs tombes, <br /> Et de leurs trépassés font comme aux catacombes <br /> Un grand entassement ; <br /> Dont le coeur est un champ uni, sans croix ni pierres, <br /> Et que l'aveugle mort de diverses poussières <br /> Remplit confusément.<br /> <br /> D'autres, moins oublieux, ont des caves funèbres <br /> Où sont rangés leurs morts, comme celles des guèbres <br /> Ou des égyptiens ; <br /> Tout autour de leur coeur sont debout les momies, <br /> Et l'on y reconnaît les figures blémies <br /> De leurs amours anciens.<br /> <br /> Dans un pur souvenir chastement embaumée <br /> Ils gardent au fond d'eux l'âme qu'ils ont aimée ; <br /> Triste et charmant trésor ! <br /> La mort habite en eux au milieu de la vie ; <br /> Ils s'en vont poursuivant la chère ombre ravie <br /> Qui leur sourit encor.<br /> <br /> Où ne trouve-t-on pas, en fouillant, un squelette ? <br /> Quel foyer réunit la famille complète <br /> En cercle chaque soir ? <br /> Et quel seuil, si riant et si beau qu'il puisse être, <br /> Pour ne pas revenir n'a vu sortir le maître <br /> Avec un manteau noir ?<br /> <br /> Cette petite fleur, qui, toute réjouie, <br /> Fait baiser au soleil sa bouche épanouie, <br /> Est fille de la mort. <br /> En plongeant sous le sol, peut-être sa racine <br /> Dans quelque cendre chère a pris l'odeur divine <br /> Qui vous charme si fort.<br /> <br /> Ô fiancés d'hier, encore amants, l'alcôve <br /> Où nichent vos amours, à quelque vieillard chauve <br /> A servi comme à vous ; <br /> Avant vos doux soupirs elle a redit son râle, <br /> Et son souvenir mêle une odeur sépulcrale <br /> À vos parfums d'époux !<br /> <br /> Où donc poser le pied qu'on ne foule une tombe ? <br /> Ah ! Lorsque l'on prendrait son aile à la colombe, <br /> Ses pieds au daim léger ; <br /> Qu'on irait demander au poisson sa nageoire, <br /> On trouvera partout l'hôtesse blanche et noire <br /> Prête à vous héberger.<br /> <br /> Cessez donc, cessez donc, ô vous, les jeunes mères <br /> Berçant vos fils aux bras des riantes chimères, <br /> De leur rêver un sort ; <br /> Filez-leur un suaire avec le lin des langes. <br /> Vos fils, fussent-ils purs et beaux comme les anges, <br /> Sont condamnés à mort !
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C
Kakashi<br /> <br /> J'ai évité celle-ci pourtant totalement nécessaire<br /> <br /> Les écoliers syriens ont-ils la mort aux trousses. <br /> <br /> Mais monsieur Poutine n'a pas le sens de l'humour